Actualité aéronautique

Airbus : Fin de la grève en France

Article publié le 30 avril 2010 par David Barrie

Les syndicats avaient appelé à une grève tournante depuis lundi 26 avril sur les sites d'Airbus en France (à Toulouse, St Nazaire et Méaulte). Les négociations semblent être de nouveau à l'ordre du jour.

Les employés d'Airbus à Toulouse, St Nazaire et Méaulte étaient en grève depuis lundi dernier (26 avril). Leur revendication portait essentiellement sur les salaires que les syndicats jugeaient trop bas et non revalorisés comme il se devait. La direction a offert une augmentation des salaires de l'ordre de 1,8% alors que l'intersyndicale estimait que 3,5% d'augmentation était le minimum que les salariés pouvaient exiger. De plus, c'est la participation aux bénéfices de 0 € qui énerve les syndicats alors que dans le même temps, les salariés d'ATR (filiale d'EADS aussi) toucheront 2900€! L'injustice est compréhensible lorsqu'on sait qu'Airbus est le plus gros contributeur au sein d'EADS. C'est sans compter sur les programmes A380 et A400M qui sont largement déficitaires et plombent les finances de l'avionneur européen.

De son côté, Airbus argue que la situation de l'entreprise est difficile due à la crise économique et la sempiternelle faiblesse du dollar.

Le grève était étalée sur plusieurs sites. L'intersyndicale a décidé d'organiser une grève tournante : Lundi, la grève était centrée sur la chaîne de l'A320; mardi sur la chaîne des A330/A340; mercredi, ce sont les salariés de l'usine Lagardère (chaîne A380) qui était concernée. Jeudi, l'usine Airbus de St Eloi (au centre de Toulouse) qui construit les mats réacteurs; et aujourd'hui, les salariés des bureaux d'études, de l'informatique et de Central Entity étaient appelés à poursuivre le mouvement.

Le mouvement a été amplifié par l'occupation du bâtiment C40, où sont déchargés les Beluga, par les salariés. Selon les syndicats, Airbus a fait venir des huissiers et des directeurs des ressources humaines pour constater que les employés bloquaient le hall. Les syndicats, outrés par cette réaction, ont rétorqué dans un communiqué que "depuis le début de l'occupation, aucun débordement de quelque nature que ce soit n’est à déplorer. Les salariés sont dignes, déterminés et responsables, entourés de l’ensemble des organisations syndicales." Chacun accuse l'autre d'irresponsabilité : les syndicats pensent que la direction entrave le droit de grève, la direction que les syndicats n'ont pas le droit de bloquer la production.

Aujourd'hui, l'intersyndicale veut se remettre à la table des négociations, mais en gardant ses exigences comme point de départ. La grève est donc terminée mais tout peut être à refaire si les négociations n'aboutissent pas. Enfin, les syndicats évoquent un dernier point qui risque de mettre le feu aux poudres : la chaîne A320. Ils fustigent "l'annonce totalement inacceptable du transfert de l'assemblage de l'A320 et de son futur remplaçant à Hambourg." Bien que la mention ne fasse qu'une seule ligne dans le communiqué livré, il est certain que ce point sera des plus sensibles dans le futur et risque de déclencher des mouvements sociaux plus importants que ceux qu'a connu Airbus à Toulouse dans le passé.

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