Actualité aéronautique

L'US Air Force remplacera Air Force One par un 747

Article publié le 3 février 2015 par David Barrie

Le 747-200 présidentiel sera remplacé pendant la future décennie par un 747-8i fourni par Boeing. L'US Air Force a étudié l'A380 aussi mais n'a pas voulu jouer la carte de l'audace. Les coûts sont un élément essentiel du choix effectué.

L'armée de l'air américaine a fait savoir il y a quelques jours que le Boeing 747-8i avait été choisi pour servir en tant que futur avion présidentiel, connu sous le nom d'Air Force One.

Ce choix fait suite à un processus d'analyse qui avait conclu qu'un quadri-moteurs de grande capacité serait nécessaire pour les besoins des missions d'Air Force One. Seuls deux appareils entraient en lice, le 747-8 de Boeing et l'A380 d'Airbus. L'US Air Force a donc joué la carte de la continuité en choisissant un avion fabriqué aux Etats-Unis et qui reprendra dans ses lignes celles de l'appareils présidentiel actuel. Il est vrai qu'on imaginait mal le président américain parcourir le monde à bord du symbole de l'aéronautique européenne en laissant tomber l'un des avions les plus reconnaissables au monde (le 747), même si certains en rêvaient. Comme Deborah Lee James, secrétaire d'état en charge de l'US Air Force, le dit, il ne pouvait en être autrement : "L'avion présidentiel est un des symboles les pus visibles des Etats-Unis d'Amérique et est aussi le bureau du président des Etats-Unis. Le Boeing 747-8 est le seul avion fabriqué aux Etats-Unis qui a les capacités suffisantes pour exécuter des missions de support pour le président."

De nombreux points venaient en faveur du 747-8. Le prix d'acquisition de l'A380 aurait été plus élevé de toute façon, sauf si Airbus consentait à baisser ses prix de manière significative (plus de quatre cents millions de dollars pour l'A380 quand le 747-8 coûte autour de trois cent cinquante). Le fait que le 747 soit fabriqué sur le sol américain joue en sa faveur aussi ; il y a plusieurs années, Airbus était prêt à exporter une chaîne d'assemblage d'A330 pour décrocher le contrat des ravitailleurs de l'US Air Force (depuis attribué à Boeing). Il aurait été difficile de fabriquer un A380 Air Force One sur le sol américain. Et puis, plus trivialement, comment expliquer au peuple américain que son président allait voler et voyager de par le monde dans le fleuron aéronautique européen ?

Cependant, cette déclaration ne donne pas de chèque en blanc à Boeing et le contrat ne sera pas signé dans l'immédiat ; l'armée devra mener une campagne qui définira les coûts et les missions que devra remplir le futur accord. "Nous avons la volonté d'introduire une mise en concurrence pour les sous-systèmes de l'avion autant que possible," a déclaré Deborah Lee James. L'armée espère exploiter cet appareil vers 2022 et pour une durée d'au moins trente ans.

Dans sa déclaration, Deborah Lee James souligne le fait que le maître-mot pour ce futur avion présidentiel sera le prix abordable pour ce programme que seul le 747-8 pouvait atteindre selon ses services.

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