Le Canada achète 65 F-35

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Vector
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# 16 juillet 2010 18:43
Le Canada a 16 milliards de $ de trop et se propose de les investir dans des F-35. Le Pays-Bas se feront sans doute un plaisir de nous céder leurs dates de livraison et en plus on va leur peindre de faux cockpit pour tromper encore plus l'ennemi.
Il y a quelques semaines, on a annoncé une commande d'une soixantaine de navires de guerre.
J'ai hâte de savoir qui on va envahir !

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lequebecois
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# 17 juillet 2010 02:18
Bonjour Vector,

Moi ce qui m'agace le plus, c'est que le gouvernement ait accordé le contrat sans appel d'offre. Je crois que le Super Hornet aurait été un choix plus logique. Nous disposons d'une expertise unique sur l'entretien à long terme des F-18 (remplacement du center barrel par exemple) et ce choix, en plus d'être probablement moins couteux, aurait assuré une continuité à long terme pour les entreprises canadiennes (comme L-3 MAS) qui effectuent de la maintenance sur les F-18. Espérons tout de même qu'il y ait beaucoup de retombées au Québec pour ce contrat...

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Vector
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# 19 juillet 2010 15:53
Oui Lequébécois, je suis totalement d'accord, des Super Hornet auraient été un bien meilleur deal. L'argument du stealth est ridicule car, quand on envoie des intercepteurs c'est pour le faire savoir plutôt que pour le cacher. C'est la même politique que pour les C-17, on n'en avait simplement pas besoin à moins de devenir un pays offensif comme nos voisins. Et l'argument des 150 millions déjà investis n'est pas très fort quand on parle de 16 milliards. Ainsi va la politique !
De toute façon, la guerre que nous préparons n'a aucune chance de se dérouler dans la situation politique actuelle. J'ai vécu la première guerre du Golfe du côté de l'industrie et c'était pathétique. La prochaine, s'il y en une sérieuse, se fera à coup de drones.
Il y aura forcément des retombées du F35 au Québec, ce n'est pas l'Alberta qui a les capacités.

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castel
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# 2 août 2010 13:57
La polémique autour des F-35 canadiens,
difficile de contourner son voisin géant...

L’annonce faite par le gouvernement canadien quant à sa large préférence pour le F-35 Joint Strike Fighter en aura surpris plus d’un. La décision était attendue pour 2013 et fait figure de choix arbitraire pour beaucoup d’observateurs comme de citoyens canadiens. Ceci d’autant plus que la facture est énorme malgré que le pays bénéficie de ses ressources naturelles pour supporter la crise mondiale.
S'agit-t-il d'un lobbying ciblé auprès des forces armées, d'une influence sur un gouvernement déjà largement soupçonné de connivence avec l’industrie américaine, de la réputation sur la scène internationale, d'un manquement au jeu de la libre concurrence ou tout simplement du meilleur choix pour les aviateurs canadiens ? Les cartes sont complexes à jouer mais font du bruit outre-Atlantique.
Le choix de l’armée pour le F-35 Joint Strike Fighter.
L’avion de cinquième génération fabriqué par l’américain Lockheed Martin aurait-il remporté définitivement le marché canadien ? La réponse n’est pas encore très claire mais une chose est certaine, il pourrait bien faire mouche.
Le Canada est un partenaire économique du F-35 depuis 1997, en collaboration avec d'autres pays. Ottawa a promis d'injecter 710 millions de dollars dans le projet sur une période de 40 ans afin de permettre aux entreprises canadiennes d'obtenir des contrats dans le développement de cette nouvelle génération d'avions. Jusqu'à présent, 80 compagnies ont obtenu des contrats totalisant 325 millions de dollars. Le budget total de mise au point du F-35 assumé en grande partie par les États-Unis est de 280 milliards de dollars.
Au total, ce sont des milliers d’appareils qui sont attendus à la production pour un investissement qui, à l’échelle, serait comparable au projet Manhattan durant la seconde guerre mondiale. Cependant, comme chacun sait, le programme a largement dérapé depuis son commencement. Le Royaume-Uni, qui devait recevoir ses premiers appareils en 2010 est toujours dans l’attente. Et nous ne parlerons pas ici de l’envolée des coûts symbolisée par les graphiques ci-dessous.
L’objet du débat.
Comme nous le disions, au Canada c’est la surprise. L'achat des nouveaux avions de chasse ne devait pas aboutir avant 2013, puisque l'armée de l'air souhaite recevoir les chasseurs en 2017. Généralement, le gouvernement canadien signe un contrat trois ou quatre ans avant de recevoir les appareils.
Au niveau opérationnel rien ne semble en tout cas presser à la minute. Les Forces canadiennes sont actuellement dotées de 80 CF-18. L’avion de combat multirôle dérivé du McDonnell Douglas F/A-18 Hornet l’a été pour répondre spécifiquement aux besoins canadiens. Le contrat conclu en 1980 présenta une facture bien moindre que celle estimée pour les F-35 et avoisinant les 2,4 milliards de dollars canadiens.
Ces avions terminent une mise à niveau de 2,6 milliards de dollars qui leur permettra d'étirer leur vie utile jusqu'en 2017 ou au-delà.
Mais reste que ce choix qui parait précipité pourrait être motivé pour plusieurs raisons. Reste à savoir si le Canada joue effectivement de son image sur la scène international si jamais elle ne concrétisait pas sa participation au programme JSF. Et surtout, à quel prix l’avion volera-t-il dans les cieux canadiens. Déjà des voix s’élèvent dans le pays alors que les retombées économiques seraient peu importantes. De plus, en affichant un choix sans faire jouer la concurrence, le Canada ne fait-il pas le jeu de Lockheed Martin ?

Assumer ses engagements dans le programme JSF.
Alors que le débat se déroule actuellement au Canada, il semblerait que l’un des arguments principaux en faveur de cette acquisition soit la réputation du Canada sur la scène internationale.
Déjà le Canada avait fait parler de lui dans ce programme suite à la réduction de ses prétentions pour l’acquisition des futurs appareils. Au départ, le remplacement des 80 CF-18 devait se faire par 80 F-35 JSF. Seulement, on ne parle aujourd’hui plus que de 65 appareils. La raison officielle est claire : « Le F-35 est bien plus capable que les appareils des générations précédentes ».
Seulement, du côté américain il y a le feu. Les dérapages en série du programme sont déjà un large sujet de controverse aux Etats-Unis (à noter que l’offensive de Bill Sweetman sur son blog Ares a reprise.), il ne faudrait pas que les « alliés » quittent en plus le bord.

Du coup, on comprend peut-être assez bien l’offre faite à Ottawa et qui peut paraitre délirante : Alors que l'avion pourrait coûter plus de 120 millions de dollars l'unité une fois la production commencée, Lockheed Martin serait prête à garantir un prix fixe pour chaque appareil qui sera acquis entre 2013 et 2017 à un peu moins de 100 millions de dollars l’unité. Tous les dépassements de coûts seraient à la charge de la multinationale américaine.
Des garanties sur le prix qui en motiverait plus d’un et qui achète temporairement la paix dans le programme. Temporairement car face à de telles largesses, comment vont réagir les autres clients ? Ceci même si maintenir la commande canadienne stabilise aussi le prix des appareils des autres clients. Outre la Canada, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Australie, le Danemark et la Turquie participent au programme américain.
Mais au-delà de l’offre en elle-même, le gouvernement de Stephen Harper ne joue-t-il pas à découvert une partie qui pourtant est éminemment stratégique pour son pays ? Nous verrons dans notre prochain article que refuser une mise en concurrence internationale ne fait pas forcément le jeu du Canada mais plutôt de Lockheed Martin.

La presse canadienne s’est récemment faite l’écho de deux affaires concernant de prêt ou de loin d’acquisition discutable d’une flotte de F-35 américains en remplacement des CF-18 actuellement en service. Ce méga-contrat pour l’Etat canadien fait toujours polémique dans le pays.
Une discussion aujourd’hui alimentée par la divulgation inhabituelle « d’intrusions » russes dans une zone tampon de l’Arctique ou par un article de Wikipédia « cybervandalisé ».
Nous commencerons par cet article de l’encyclopédie en ligne Wikipédia qui aurait été la cible de cybervandalisme depuis des ordinateurs de la défense canadienne. L’article portant sur le chasseur de Lockheed Martin aurait tout simplement été modifié pour mettre en valeur le choix canadien et discréditer ses opposants. Enfin, le second article que nous proposerons vous décrira la récente incursion de deux bombardiers au long rayon d’action TU-95, aussi surnommé Ours. Pour le colonel à la retraite Michel W. Drapeau, cette divulgation a « probablement » un lien avec le processus d’acquisition des F-35 par son pays.
F-35 sur Wikipédia, des bureaux de la Défense interviennent : article publié par Radio-Canada.ca avec National Post et CBC.
Un article de l'encyclopédie libre Wikipédia portant sur les F-35 de la compagnie américaine Lockheed Martin a été la cible d'actes de cybervandalisme commis à partir d'ordinateurs de la Défense nationale canadienne.
Neuf passages ont ainsi été modifiés, soit ajoutés soit retranchés, les 20 et 21 juillet, pendant les heures de travail. Les changements apportés ont eu pour effet de présenter sous un meilleur jour l'achat sans appel d'offres de 65 appareils au coût de 16 milliards de dollars par le gouvernement Harper, annoncé il y a deux semaines.
Les passages qui avaient été supprimés de la page citaient des critiques formulées à son endroit.
Quant aux ajouts, il s'agit de faussetés, voire d'insultes à l'endroit du chef libéral Michel Ignatieff et du professeur de sciences politiques Michael Byers, de l'Université de Colombie-Britannique, tous deux critiques face à la décision du gouvernement Harper.
« Une décision merveilleuse et renversante » et un « idiot socialiste »
Un passage fait dire au chef libéral que l'octroi du contrat est « une décision merveilleuse et renversante ». M. Ignatieff avait au contraire réclamé une audition du comité parlementaire de la défense afin qu'il examine la décision. Ailleurs, on le ridiculise en disant qu'il « a six orteils par pied ».
Un troisième ajout dit du professeur Byers, un ancien candidat néo-démocrate : « Cet homme est un idiot, il doit être socialiste ».
Wikipédia, qui qualifie les modifications de vandalisme, a retracé l'adresse IP des ordinateurs utilisés, identifiant trois ordinateurs des bureaux de Recherche & développement pour la défense Canada, à Ottawa.
Quand les administrateurs du site s'en sont aperçus, ils ont effacé l'information et bloqué la saisie de données.
Dans une entrevue accordée à CBC, le directeur des communications de Wikipédia, Jay Walsh, a expliqué que la plupart des utilisateurs du site savent que les modifications apportées ne sont pas véritablement faites dans l'anonymat, car elles peuvent facilement être retracées.
« C'est quand même surprenant. Habituellement, les gens qui travaillent dans des services publics assez intelligents du monde entier semblent avoir pleinement conscience du mode de fonctionnement de Wikipédia. » déclare le directeur des communications de Wikipédia, Jay Walsh.
La Défense nationale a confirmé que ses ordinateurs avaient bel et bien été utilisés pour modifier l'article de Wikipédia, sans toutefois désigner l'unité, la section ou les individus qui ont commis ces gestes. Les responsables n'ont pas encore été identifiés, affirme la Défense.
Selon un porte-parole, Martin Champoux, il ne s'agirait pas de gestes politiques, mais plutôt d'une utilisation inappropriée des ordinateurs du gouvernement.
La Défense se refuse en outre à parler d'« insultes », comme l'indiquaient les médias anglophones, évoquant plutôt des « critiques ».
Une note sera envoyée aux employés pour leur rappeler les règles gouvernementales concernant l'utilisation d'ordinateurs à des fins personnelles, a ajouté le porte-parole.
L'affaire a été révélée par le National Post.
Des gestes dénoncés par l'opposition
Autant le Parti libéral que le Nouveau Parti démocratique ont déploré ces pratiques. L'incident, que Michael Ignatieff a qualifié d'« inacceptable », montre que le gouvernement a quelque chose à cacher, a-t-il réagi.
« Au lieu de plaider leur cause auprès des Canadiens, de leur dire : "voilà pourquoi nous avons besoin de ces avions", ils jouent à ces jeux sur Wikipédia. Si vous n'êtes pas capable de montrer le bien-fondé de votre dossier, alors c'est que votre projet n'est pas correct. » déclare le chef libéral Michael Ignatieff.
« C'est un manque de respect pour le public, c'est un manque de respect pour le débat démocratique, a-t-il ajouté. Ils ont manipulé l'information, c'est typique de ce gouvernement ».
Le chef néo-démocrate, Jack Layton, a donné le même son de cloche : « Ça me fait penser aux actions de gouvernements autoritaires, qui essaient de réécrire la vérité, supprimant secrètement des références mises dans des documents publics et tentant de faire disparaître les réalités d'un débat. »
« Nous savions tous que le [premier ministre] Harper exerçait un contrôle sur l'administration, mais nous ne pensions pas qu'il était prêt à prétendre que des paroles qui ont été prononcées ne l'ont jamais été », a-t-il laissé tomber.
Les deux formations avaient mis en doute l'achat de 65 nouveaux avions de chasse sans appel d'offres, d'autant plus que le gouvernement a dépensé plus de 2,5 milliards de dollars pour mettre à niveau ses appareils de combat actuels.

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Dreamcastel
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Curufinwe
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# 2 août 2010 14:32
Des Rafales pour le Canada wink

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David - prof policier, secrétaire, assistant social, parent, infirmier et psychologue à Toulouse!
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Effgez
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# 2 août 2010 15:07
Curufinwe a écrit :Des Rafales pour le Canada wink
Certes, mais des Rafales de Blizzard! wink wink

Effgez

(Dernière édition le 2 août 2010 15:07)

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Vector
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# 2 août 2010 16:12
Très bonne analyse Castel
En fait, pour intercepter des Tu-95, les CF-18 sont plus que suffisants et ils n'ont souvent même pas à intercepter, les Russes les voient au radar !
Le Canada a en commun avec les pays du Tiers-monde et l'urticaire le fait que leurs décisions d'achat ne tient pas compte des besoins géopolitiques et militaires, cela les prend comme une sorte de démangeaison et ils sont soudain saisis de "fièvre acheteuse". Un hommage à la pub dans le secteur de la Défense ou un complexe du petit soldat refoulé ?
Bah, ce n'est pas grave, on pellettera un peu plus de sables bitumineux...

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