Ca n'arrive qu'aux autres

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blowlamp59
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# 16 février 2010 15:30
Puisque je suis à l’origine de cette nouvelle rubrique « Ca n’arrive qu’aux autres », je pense qu’il serait judicieux « d’ouvrir le feu » en espérant que d’autres viendront à leur tour la compléter, pour la bonne humeur de chacun.
L’anecdote que je m’en vais vous raconter date de pas mal d’années, à l’époque où je pratiquais encore assidûment le vol à voile. Le club, dont je faisais partie, avait acquis un magnifique moto-planeur Dimona Mark II.(Voir mon avatar) Ce superbe engin, faisait notre bonheur à tous, car hormis le fait qu’il permettait de voler lorsque les conditions aérologiques n’étaient pas bonnes, il offrait le privilège de pouvoir « faire de l’avion » tout en ne possédant qu’un brevet de pilote de vol à voile. En outre, c’était une bonne préparation pour ceux qui, comme moi, souhaitaient acquérir « dans la foulée», le PPL.
(Les noms des aérodromes et des personnages ont été volontairement modifiés afin de ne pas porter préjudice à qui que ce soit)
Ce matin d’été là, je m’étais rendu tôt au club, afin d’aider à sortir les planeurs du hangar et pouvoir être parmi les premiers à décoller et ainsi bénéficier de la meilleure aérologie. Sans compter la possibilité d’inscrire des heures de vol supplémentaires dans mon carnet.
Notre avion remorqueur venait juste de rentrer de révision et un club voisin, distant d’une cinquantaine de Kilomètres avait accepté de prêter le sien pour quelques jours afin de nous permettre de continuer à voler. Notre pilote remorqueur était donc parti aux premières heures de la matinée, afin de restituer l’appareil à leur propriétaire légitime. Seulement, il nous fallait ensuite nous rendre sur place et le ramener au club dès que possible afin qu’il puisse assurer les vols de la journée.
Il y eut une discussion pour savoir QUI allait se charger de la mission. C’est alors que mon instructeur se retourna vers moi et me demanda :
« Ca te dirait une petite virée avec le Dimona pour aller chercher André à A……..s ?
- Qui ? Moi ? Répondis-je un peu interloqué.
-Eh bien oui, toi ! Tu es breveté autant que je sache et de plus, tu connais bien l’appareil. Je crois que tu dois avoir une bonne dizaine d’heures aux commandes. De toutes les façons je n’ai personne d’autre de disponible, et puis il faut bien ramener André qui attend là-bas. »
Certes, je connaissais le Dimona, mais je n’avais effectué que des vols locaux sans importance et j’étais loin d’avoir mes dix heures. De plus, le trajet vers l’aérodrome où on me demandait de me rendre n’avait été fait qu’une seule fois, l’année précédente et encore, sous la surveillance bienveillante d’un autre instructeur et avec un autre aéronef ! Après, une courte hésitation, je finis par accepter la mission qui m’avait été confiée, à la fois fier de la confiance qui m’était dévolue et quand même un peu inquiet à l’idée de partir seul pour une nav’ où je ne pourrais compter que sur moi-même.
Je retournai dans la salle du club, et je pris tout l’attirail nécessaire à l’opération : Carte Michelin plastifiée (recouverte de peau de c…….les, comme on dit dans l’armée de l’air) de la région, dûment annotée, ma planchette fixable à la cuisse avec les fréquences radios de l’aéroport local (zone qui nous était strictement interdite), celles de la zone d’approche de la base de l’armée de l’air qui jouxtait l’aérodrome de destination et bien sûr sa fréquence, ma casquette, mes Ray-Bans enfin, bref, j’avais tout l’attirail du « fighter ». The sky was the limit ! pensais-je. La suite allait m’apprendre que la modestie est la première vertu d’un bon pilote.
Je fis la pré-vol du Dimona en ayant en tête ce que ne cessait de me répéter mon instructeur de l’époque, ancien de l’ALAT : « Si tu n’as rien trouvé, c’est que ta pré-vol est mal faite ! ».Pas de trace d’impact sur l’hélice, battement normal des ailerons, pas de traces d’huile apparente. Plein fait, niveau d’huile correct. Tout était OK. C’était parti pour la grande aventure…à moi St Ex, Guillaumet et bien sûr Clostermann…
Je me brêle dans l’habitacle…Pas d’objet non attaché…Ceinture correctement serrée…Réglage du palonnier….essai du débattement des ailerons à l’aide du manche à balais….Je vérifie que l’hélice n’est pas au dessus d’une zone contenant des graviers pour ne pas l’abimer….Aucune personne, ni obstacle autour de l’appareil….Frein de parking serré…et c’est la mise en route ! L’appareil vibre et reprend vie. Rien à signaler. Contact radio avec l’aérodrome pour la mise en route et l’indication de ma destination. C’est OK, j’ai l’autorisation. Je desserre le frein et commence mon roulage vers le seuil de piste, tout en surveillant les extrémités des ailes afin de ne rien heurter (les plumes d’un moto-planeur sont diablement longues….trop longues) .Arrivée au seuil de piste. Arrêt. Frein serrés. Pleins gaz pour vérifier si l’hélice est bien au petit pas. Dernières vérifications. Pas d’autres avions en approche. Je me place en bout de piste après avoir annoncé :
« Alpha Delta..alignement …décollage ».Je pousse la manette des gaz… l’avion s’ébranle et prend peu à peu de la vitesse ….l Me reviennent en tête les conseils mille fois martelés par mon instructeur : « Tiens bien ton axe….Surveille ton badin….Ne mets pas trop de palonnier…etc…etc… »
Au bout de quelques minutes, les cahotements de la piste en herbe s’estompent et puis voilà…je suis « airborne »...Je maintiens mon avion dans l’axe de piste encore une minute ou deux, puis commence à virer doucement vers la droite tout en surveillant mon taux de montée et mon badin. Il ne s’agit pas de décrocher. Je vire à nouveau à droite pour me retrouver en vent arrière à l’altitude sécurité de 900pieds minimum et je dois procéder au changement de pas d’hélice….Je réduis les gaz….tire sur la manette de changement de pas…je sens le moteur qui ralentit une seconde ou deux…puis repart ! C’est passé !. Il ne me reste plus qu’à remettre les gaz, continuer ma montée et prendre le cap au sud.
Le temps est superbe, seuls quelques cumulus annonceurs de beau temps sont en train de se former et la visibilité est d’au moins 10 kms, avec une légère brume qui flotte au ras des champs et des bosquets là- dessous. Je décide de faire ma nav’ à vue à une altitude qui me placera légèrement en dessous des nuages, c’est-à-dire à environ 3000 pieds. J’évite soigneusement la zone de l’aéroport et des coups d’yeux rapides qui vont alternativement de la carte au badin, de l’altimètre à mon compas etc…me permettent de maintenir le moto-planeur sur un axe qui doit l’amener à destination.
Tout va bien, le moteur ronronne régulièrement et la tension qui m’avait envahi lors de la phase de décollage se dissipe lentement. Je suis le plus heureux des hommes et je commence à me détendre. J’ai repéré l’autoroute qui doit me servir de guide pour trouver mon aérodrome….en un mot, c’est le pied absolu ! Mais en aviation, il faut toujours rester vigilant. Brusquement, je vois surgir de ma droite en un éclair un Alphajet de l’Armée de L’air …J’ai à peine le temps de réagir que ce dernier à disparu sur la gauche. Je ne l’avais pas vu arriver et un frisson me parcourt l’échine ! Et s’il m’avait vu trop tard ? Je me voyais déjà pulvérisé par la collision et plongeant vers le sol dans une mort certaine.
Je reprends mes esprits et bientôt commence à me tordre le cou pour repérer l’aérodrome qui ne doit plus être très loin. Je règle ma radio sur la fréquence du terrain. Une certaine tension commence à ressurgir….Tout a l’air jaune et vert…Comment le repérer au milieu des champs et des prairies ? Surtout que cet aérodrome est petit et ne possède qu’une piste en herbe parallèle aux cultures. Enfin, le voilà !....OUF ! .Appel radio pour m’annoncer ! ….rien !...Je recommence….toujours rien ! Mais qu’est-ce qu’il f…..ent là en bas ? Je réduis les gaz, commence à perdre de l’attitude et décide de survoler les installations afin de repérer l’axe de la piste, et surtout le T ou / la biroute…afin de déterminer si je dois me poser en 23 ou en 05. A ma stupéfaction, il n’y a rien ! Mais bon sang où est cette biroute ? Ce n’est pas possible, ils ont dû la démonter pour la laver. L’énervement, mélangé à une anxiété de plus en plus grande commence à m’envahir…En bas j’ai bien repéré le remorqueur qui attend sagement au parking et un groupe de personnes qui m’observent. Manquait plus que cela, des spectateurs venus se rincer l’œil ! Je suis tellement absorbé par ce qui se passe en bas que j’embarque mon moto-planeur dans un virage trop serré et je me retrouve sur la tranche à moins de 900 pieds d’altitude…Vite je mets tout à fond à gauche, palonnier et manche, baisse le nez pour reprendre du badin et lentement, comme pour me montrer qu’il n’apprécie pas la manoeuvre, le moto-planeur redresse ses immenses plumes. Et se stabilise. Et la radio qui ne répond toujours pas !
Il s’agit de prendre une décision. Tant pis, advienne que pourra, je décide de ma poser en 05.La bande de voyeurs veut du spectacle, eh bien ils en auront ! Je réduis les gaz, règle l’hélice au petit pas, desserre les aérofreins me place en vent arrière, étape de base, dernier virage et j’effectue un atterrissage «by the book ». Je fais demi-tour en bout de piste et roule vers le parking tout en veillant à ne rien accrocher au passage. Je m’arrête, serre le frein de parking , et coupe le moteur…Je me de-brèle et sens quelque chose de poisseux qui me colle dans le dos. C’était de la sueur ! Et je suis sûr que la température n’y était pour rien !
Je vois alors, devant moi, une personne se détacher du groupe et d’un pas nonchalant se diriger vers le « taxi » qui le ramènera au bercail. Il s’agissait d’André, mon passager ! Arborant un large sourire, Il grimpe à bord de l’appareil, me dit bonjour, me remercie d’être venu le chercher, puis avec une lenteur calculée, se retourne vers moi et me dit : « Superbe atterrissage !.... » .Déjà, je sens la fierté qui monte en moi….Apparemment ils n’ont rien vu de mes acrobaties involontaires…J’ai dû passer pour un pro !! « …Dommage qu’il ait été fait à contre QFU !!... Mais tout le monde a droit à l’erreur», se pressa-t-il d’ajouter.
Je sentis le rouge de la confusion me monter aux joues…..LA HONTE !!!......J’ai dû passer pour le dernier des crétins aux yeux des membres de cet aéroclub…..
Que dire de plus ? Sinon que le retour s’est fait sans aucun problème, André se montrant le plus exquis des passagers, sans doute pour me faire oublier l’évènement fâcheux de l’heure précédente. L’approche et l’atterrissage se sont faits sans encombre. Mais je n’avais aucun mérite : j’étais chez moi ! Et personne n’y a jamais fait allusion…..

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If we open a quarrel between the past and present, we shall find that we have lost the future.

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nembourg
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# 16 février 2010 20:34
J'aime bien les anecdotes des autres, c'est toujours sympa !!!
Je retiendrais que tu appelles le T "la biroute" à moins que ne soit la manche à air ? :-)

(Dernière édition le 16 février 2010 20:35)


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blowlamp59
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# 16 février 2010 21:09
Non, il s'agit bien de la manche à air et non du T.C'est le terme employé dans tous les aéroclubs où l'on n'est pas encore infesté par le politiquement correct.

Cordialement à toi

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blowlamp59
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# 16 février 2010 21:37
En fait j'aurais dû écrire : à la recherche du T et / ou de la biroute.L'un ou l'autre ! Désolé de n'avoir pas été assez clair .

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Treilhou
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# 16 février 2010 22:17
Superbe récit, vraiment ca fait rever !
Par contre, c'est quoi le "QFU" ? J'ai vu sur internet que c'est le degré d'inclinaison de la piste par rapport au nord, c'est ca? Je pensais que l'atterrissage se faisait en fonction de la direction du vent, pour atterrir face au vent justement.
Merci.
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blowlamp59
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# 17 février 2010 10:04
Le QFU est le sens de la piste en service .Les responsables des aérodromes décident en fonction justement du sens du vent......fourni par la biroute !!!!.
Les dénominations 05 ou 23 veulent dire respectivement 050° ou 230° et désignent l'orientation de la piste par rapport au nord magnétique ( 0° ) de la boussole.La piste de cet aérodrome était donc orientée nord-est (050°) si on atterrit face au vent venant du nord - et son opposé logique ( puisqu'on atterrit / décolle face au vent venant dans l'autre sens) sud-ouest ( 230°).
Lors de mon aventure, je n'ai pu déterminer le sens du vent vu que je n'ai pas trouvé la manche à air
( biroute) ni le T. Ce dernier est en effet un grand T blanc mobile placé au sol, que l'on trouve généralement près de la manche à air, et qui symbolise un aéronef. On atterrit ou décolle dans la direction parallèle à la grande barre du T, vers la barre transversale.
Tous les pilotes ont a leur disposition des cartes VAL ( cartes d'atterrissage à vue) qui leur indiquent avec précisions les QFU des aérodromes, les fréquences radios de ces derniers et celles des contrôles aériens ainsi que la situation exacte des installations ( Longitude / latitude ) etc.......
N'ayant aucun contact radio avec l'aérodrome d'arrivée, ni de visuel sur la manche à air ni le T, il m'était impossible de savoir quelle piste était en usage.
Avant d'écrire ce récit, je suis retourné, grâce à Google Map, faire un survol de cet aérodrome et.....L'auriez-vous cru ? Je n'ai toujours pas trouvé la biroute...., ni le T......Ont-ils un jour existé ? Je l'ignore ! :-)
J'espère que ces modestes explications ont pu vous aider Treilhou.

Cordialement

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nounette
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# 17 février 2010 10:06
merci pour ce récit passionnant!
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robur71
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# 17 février 2010 13:53
Je pense que sur un terrain non controlé, le choix du QFU appartient au "commandant de bord "
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Aybedidon
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# 17 février 2010 14:16
Bonjour à tous,

Question pour Blowlamp59 :
Bravo pour ce récit franc et sincère ; je crois que dans toute vies de pilotes (ou de marins), on fait des
" bourdes ", ce qui permet d'apprendre et de ne plus en faire par la suite , non ?

Aussi : quelles sont vos conclusions, à propos du passage inopiné de L'Alpha-jet ?
Passage de "semonce" ?
Frime ?
Collision imminente ???
Bonjour l'Ami ???
Là aussi, je me pose des questions !

Bonne navigation !

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Bonne Navigation
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blowlamp59
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# 17 février 2010 15:06
Merci pour vos réactions à tous....Je suis heureux que cette petite aventure vous ait plu.

Quant à la question d'Aybedidon, j'avoue que je n'en sais rien ! Tout s'est passé tellement vite ! Ma nav' évitait soigneusement la zone militaire dévolue aux jets de l'Armée de l'Air du secteur, donc je crois que je n'avais commis (apparemment) aucune erreur.
En aéronautique, c'est comme en voiture, c'est priorité à droite, mais quelle peut être la marge de manoeuvre d'un petit moto-planeur face à un jet qui vole trois, quatre fois plus vite que lui?....Aucune, hélas !
Non, je crois que cet Alphajet était tout simplement en entraînement nav' et que nos routes se sont inopinément rencontrées.
Manoeuvre " d'intimidation", je n'y crois pas.Quel pilote militaire responsable et sensé s'amuserait à ce jeu dangereux ? D'autant que beaucoup d'entre eux (et j'en ai rencontré pas mal sur les terrains de France) font du vol à voile "dans le civil " et connaissent l'autre facette de ce sport passionnant.

Quant à "bonjour l'ami" l'instructeur ( sans doute) à l'arrière ne m'a fait aucun signe.A mon humble avis, ils se sont fait peur aussi bien qu'à moi.De plus , habitant le nord de la France, nos cieux sont sans cesse parcourus par des jets militaires de L'OTAN.Les cocardes Belges, Néerlandaises, Britanniques voire Américaines, ne sont pas rares au-dessus de nos têtes. Certains jours, les volutes laissées par les jets en combat aérien d'entraînement font penser aux photos du ciel anglais pendant le Blitz en 1940. Alors les avions militaires, on connaît....et on s'en méfie !
Ce que je sais, c'est que les collisions en vol ou "near miss" entre appareils militaires et planeurs ne sont pas si rares que cela. N'oublions pas que les planeurs et moto-planeurs modernes sont en fibres de carbone et quasi-indétectables par les radars de bord des jets de combat. De surcroît, l'Alphajet en est dépourvu, alors......
Voilà quelques pistes de réflexion....qui n'engagent que moi !

Pour finir, je souhaite que d'autres pilotes ( planeurs / Moto-planeurs/ avions de tourisme/ ou pourquoi pas pilotes militaires ou civils puissent aussi venir alimenter cette nouvelle rubrique ).J'ai d'autres gags à vous raconter, mais pas tout le même jour quand même.... A vous de jouer maintenant.

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nago
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# 17 février 2010 18:22
robur71 a écrit :Je pense que sur un terrain non controlé, le choix du QFU appartient au "commandant de bord "
Pas bon de penser comme ça!
Si tu te présente vent arrière alors que ton copain se présente contre le vent, ça se passe comment?
La règle absolue est de poser contre le vent. Même en l'absence de manche ou de T il y a des indicateurs comme de la fumée, le ploiement des arbres, du linge qui sèche,etc.
Pour un vol sans pépins, pas de fantaisies!!!
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robur71
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Avatar de robur71

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# 17 février 2010 23:42
nago a écrit :[
Pas bon de penser comme ça!
Si tu te présente vent arrière alors que ton copain se présente contre le vent, ça se passe comment?
La règle absolue est de poser contre le vent. Même en l'absence de manche ou de T il y a des indicateurs comme de la fumée, le ploiement des arbres, du linge qui sèche,etc.
Pour un vol sans pépins, pas de fantaisies!!!
Suppose cher nago que le vent soit nul ou plein travers !

Je fais une verticale terrain, je m'intègre dans la vent arrière, je transmets ma position sur la fréquence indiquée par ma carte VAC.
...
Le FXXXX verticale terrain à Trifouilli
Le FXXXX intègre la vent arrière pour la piste 18 à Trifouilli
Le FXXX en vent arrière pour la piste 18,à Trifouilli
....
Et surtout les yeux restent dehors.
Ceci concerne évidemment un aérodrome non contrôlé .
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robur71
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Avatar de robur71

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# 18 février 2010 14:33
blowlamp59 a écrit :.... Brusquement, je vois surgir de ma droite en un éclair un Alphajet de l’Armée de L’air …J’ai à peine le temps de réagir que ce dernier à disparu sur la gauche. Je ne l’avais pas vu arriver et un frisson me parcourt l’échine ! Et s’il m’avait vu trop tard ? Je me voyais déjà pulvérisé par la collision et plongeant vers le sol dans une mort certaine.
Pas de panique, rien n'interdit à un avion militaire pointu de se promener dans un espace de classe E ou G ,
Il doit bien entendu assurer la surveillance visuelle de son environnement et je crois rester au dessous de 250 kt.

blowlamp59 a écrit :... certaine tension commence à ressurgir….Tout a l’air jaune et vert…Comment le repérer au milieu des champs et des prairies ? Surtout que cet aérodrome est petit et ne possède qu’une piste en herbe parallèle aux cultures. Enfin, le voilà !....OUF ! .Appel radio pour m’annoncer ! ….rien !...Je recommence….toujours rien ! Mais qu’est-ce qu’il f…..ent là en bas ?
Pour quelques centaines d' Euros , fais l'acquisition d'un GPS .
Le mien m'a épargné au moins deux fois l'humiliation et les ennuis inhérents à un atterrissage en campagne,
Dans ton cas un contact radio ne t'aurais pas apporté beaucoup d'aide.

Cordialement
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Vector
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# 18 février 2010 15:53
Une petite précision.
GPS ou pas, le sens de l'atterrissage est déterminé par le T, la biroute peut être en désaccord, mais c'est le T qui prime. Comment se fait-il que tu n'aie pas vu le T, c'est la première chose qu'on installe quand on crée une piste. Et s'il n'y avait pas de T, tu ne pouvais pas être au QFU inverse !

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blowlamp59
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# 18 février 2010 18:55
Je ne veux pas donner le nom du terrain pour les raisons citées en introduction. Avant de répondre à ton message Vector, je viens de repasser 10 minutes à scanner ce dernier avec Google map et les images satellites (contemporaines à mon aventure ) sont formelles: IL N'Y A RIEN ! Ni biroute, ni T !!

Quant "à ne pas pouvoir atterrir en contre QFU, je ne vais pas refaire le passé! C'est ce que m'avait dit "André" qui s'était posé une heure ou deux avant moi. Je suppose qu'il avait pu entrer en contact radio avec l'aérodrome ou avec un avion au sol ou qui décollait ou atterrissait, je ne sais pas, je n'ai pas osé lui demander ou mettre en doute sa parole.Apparemment ,lui a atterri dans le bon sens!....
De plus je ne vois pas l'intérêt qu"il aurait pu avoir à se "payer ma tête" gratuitement....Ce n'est pas le genre de chose que l'on fait, surtout envers quelqu'un qui n était pas un "moustachu" ( quelqu'un qui a de nombreuses heures de vol en argot de l'Armée de l'Air ).
Quant au GPS, on ne savait même pas ce que c'était à l'époque....

Je n'imaginais pas que pas que ma petite aventure allait provoquer un tel débat aussi....... passionné.Pfiuuh !........Le but recherché n'étais pas de me justifier rétrospectivement, ni de chercher à savoir qui avait raison ou tort, ni de refaire le monde...C'était simplement de vous faire partager un moment parmi d'autres de mes péripéties de vélivole...et je suis sûr que vous aussi avez des gags de ce genre à raconter....Allez ! Pas de timidité ! Il n'y a aucune honte à raconter ses péripéties! Lancez-vous !
Cordialement à tous !Et merci de vos messages !

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