1er vol solo

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eaglefly
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# 30 janvier 2011 09:15
Bonjour vector,

Pour le coup Auguste est un sacré bon pilote (capable de prendre une décision adaptée
sans paniquer). Je précise que les repères ne devaient pas être très visibles à cause du brouillard.
Pour eolien : Auguste a-t-il fait le plein à la station essence pour repartir et est-il bien rentré ? smile

bon dimanche
eaglefly

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eolien
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# 30 janvier 2011 10:57
Bonjour Eaglefly,

Au dessus du brouillard, ou d'une couche nuageuse, il n'y a pas de repères. Le pilote VFR qui s'est fait piéger n'aura d'autre alternative pour sauver sa peau que de contacter le contrôle du coin (SIV ou 121,5) pour se faire guider vers un endroit dégagé....
Si, dans l'affolement, il baisse le volume (ça c'est déjà vu) appelle et ne reçoit rien ( !...), il est alors dans de sales draps...
Il suffit d'aller sur le site du BEA, année 2009, pour relever plusieurs accidents liés au vol par mauvais temps. L'accident de Renaud Ecalle en est le pire et le plus affreux exemple.

Si tu te poses en campagne, même dans un champ dégagé de tout obstacle et long de 2 km, tu n'as pas le droit de repartir. La gendarmerie de l'air et la DAC autoriseront (peut-être) l'instructeur à redécoller.
Si les conditions de sécurité ne sont pas réunies, il n'y a plus qu'à démonter l'avion pour un transport par la route ...
C'est toujours mieux que d'ajouter son nom à la longue liste de ceux qui au lieu d'aller aux vaches, sont allés trop loin... sad

Bien amicalement,
Eolien smile

(Dernière édition le 30 janvier 2011 12:17)


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Vector
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# 30 janvier 2011 15:24
Bonjour à tous les fans d'Auguste,
La couche de brouillard elle-même peut créer un horizon "artificiel" lorsqu'elle colle au sol, si le ciel est clair au-dessus. De plus, la mésaventure d'Auguste s'est produite au crépuscule et l'horizon peut rester discernable pendant près d'une heure. D'accord c'est marginal, mais l'absence d'éclairage à bord est un facteur favorable à ce stade, surtout si on éteint les strobes !
Et il est vrai qu'un brouillard de crépuscule peut se lever en quelques minutes. Il ne dérive pas, il "sort" littéralement du sol. L'humidité de la terre se condense instantanément au contact de l'air plus froid.
Heureux vols.

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eaglefly
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# 31 janvier 2011 09:27
Bonjour à tous,

Quelqu'un pourrai nous raconter une petite histoire aéronautique ?
Eolien tu es vraiment bon dans l'imagination ! Tu pourais nous en inventer une
autre ? smile

Bon rêves tongue,
Eaglefly

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eaglefly
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# 4 février 2011 12:36
Bonjour,

Alors ... ? Personne ne tente ? Si j'ai un peu de temps je vais raconter le mien. smile
A quand l'apparition d'Albert dans les récits d'éolien ?

Bons rêves.
eaglefly

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Jerry Tumbler
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# 8 février 2011 13:25
J'aurai bien aimé raconter le mien, mais mes parents me font un chantage cornélien: le permis avant le brevet!

A bientôt donc!

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Krakotte
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# 15 février 2011 03:02
Bonjour,

Ca sera le lâcher planeur pour moi. Excusez les gros mots... mais fallait évacuer la pression grin

On est un 19 juillet, c'est Wassmer day ! Wassmer day c'est quoi : c'est tout pourri ! Eh oui, temps gris, peu de plafond 800/900 m bref, un temps à pas sortir les planeurs ...sauf si on est doublard et qu'on vous propose de faire des 1/2 remorqués pour s'entrainer aux tours de pistes, prise de terrain et atterro à bord d'un Wassmer Wa-30 Bijave (biplace école) ...
Allez zou, direction la 22 herbe.
On emmène aussi un superjave Wa-22 (monoplace associé) pour un autre qui est lâché dessus...vous sentez le traquenard venir ? Nous : non ...il faut dire qu'on était 2 à faire de la double ce jour-là et qu'on pensait plutôt être lâcher le lendemain ou le surlendemain.

Arrivé là-bas, préparation des machines, on fait le tour complet de la machine, vérif des goupilles, du verrouillage des moignons d'ailes...
Le remorqueur ; un rallye 180cv ; arrive en piste
Bordel, finalement c'est gris mais y'a quand même un brin de soleil qui nous fais regretter de ne pas avoir nos lunettes, bon allez on fonce au camp de base récupérer le matos sous les jurons de nos instructeurs qui pestifèrent après ces doublards !
Coup de speed terminé, le 1er doublard fait son tour de piste pendant que un autre vélivole prend le superjave. Arrive mon tour.
On remet le planeur en piste, on s'installe, je demande à mon instructeur :
- tu dis rien comme hier Julio ?
- Non, j'suis déguisé en sac de sable
- ok...promis je largue à la bonne ferme cette fois
[aparté]
Il faut dire que la veille, on avait fais quelque 1/2 remorqués où je devais larguer vertical une ferme aux alentours de 250m pour commencer direct aligner en vent arrière...pris dans le feu de l'action, je largue vertical la ferme, mon instructeur :
- Qu'est-ce tu fous ?
- bah on est vertical la ferme
- elle est devant nous la ferme, t'as largué sur la mauvaise, on est à 200m
- oh merde, j'fais quoi ?
- tu te démerdes, j'suis sac de sable
- ok, ok, bon on va pas faire de finale longue finalement, on va se poser court alors...
Finalement prise de terrain propre avec atterro très court en seuil de piste !
[fin d'aparté]
On décolle, on passe la première ferme, arrive la seconde, largage à 250m, je m'annonce sur la vent arrière, repère le terrain, l'activité (inexistante) de la plateforme, le vent, les gens au sol, cale ma vitesse et vérifie mon fil de laine, j'repère mon point d'aboutissement, je tourne en étape de base, commence à sortir les AF 1/2 efficacité, contrôle mon incidence/vitesse, fil de laine, je tourne pour la finale en 22 herbe vitesse, fil de laine, point d'aboutissement, AF le mixage des infos pour se poser, arrondi, petit rebond, AF à fond, manche en arrière, ailes droites, freinage et hop terminé, 10 min de vol.

Surprise, le chef pilote et notre instructeur disent au premier doublard :
- Allez Max, tu mets cocotte en piste (surnom de notre Superjave), on va te faire un briefing de la machine
et le voilà parti pour son lâcher et un second vol dans la foulée...
Moi, pendant ce temps, j'explique aux autres que j'ai un peu merdé sur l'atterro, que j'me vois mal être lâcher aujourd'hui, on verra bien demain...
Eh eh, il est con Krakotte et se sent encore plus con quand il entend son instructeur dire :
- A ton tour !
"A ton tour" avec un gros sourire sadique...l'enfoiré, j'ai blanchi !
- Bon faut bien y passer un jour...
Je m'installe, briefing autour de et dans cocotte, mon instructeur :
- bon pas de stress, c'est le même comportement que ce que tu as déjà vu sur bijave, Max lève la queue, pour te monter les différences incidences/vitesses de la machine. Trim un peu moins efficace, tu le règles sur cette position. Regardes les instruments, c'est les mêmes, mêmes positions, ça va. Tu fais juste attention pendant le remorquer : c'est un monoplace, il est plus léger que le biplace, fais attention à pas te faire embarquer pendant le remorquage. Fais aussi attention, la poignée d'AF se verrouille mal, fais attention à elle, bloque-la avec le poing pour être peinard....Bon allez on te laisse, fais ton CRIS.
Putain, c'est parti pour le CRIS !
- Commandes, débattement total, pas de point dur
- AF symétriques
- Compensateur ok
- Centrage, pas besoin de gueuse ok
- Chapeau/lunettes ok
- Réglages siège/palonnier ok
- Réglage fréquence radio ok
- Instruments tout à 0
- fil de laine ok
- Sécurité attaché, parachute ok
- Pas de bestioles ou d'OVNI ds la cabine susceptibles de me gêner au décollage
- Piste dégagée, manche à air ok
- verrière verrouillée
- Le remorqueur s'aligne, câble tendu
- rentré et verrouillage des AF
- dernier contrôle de la verrière
...bon bah en avant... je lève alors le pouce
Mon instructeur lève la plume. Les gouttes de sueur commencent à perler sur le front. Manche en avant. Il court, lâche. Je tiens les ailes droites. Décolle. Me stabilise derrière le remorqueur sans prendre trop d'altitude. Visage fermé rivé sur le remorqueur. Il décolle et alors qu'il commence à prendre une pente tranquille, je me prend une rafale de vent qui fait que je me trouve à 45° position haute gauche par rapport au remorqueur.
Mon silence est interrompu par moi-même :
-putain de bordel de merde !
je plonge le manche en avant droit à fond plus palonnier pour ramener cocotte dans l'axe remorqueur
(Oui, oui, manche à fond, c'est un des petits plaisirs des Wassmer, on perçoit bien mieux les incidences tongue)
- bordellllll, je me recale derrière, le pilote de remorqueur me file un p'tit coup de main
on continuer l'ascension, je jure comme pas possible avec quelques interludes québécois
-putain de bordel, crisse de calice, qu'est-ce que je fous là, RHAAAAAAAAAAAA
on arrive à 700m, le remorqueur bat des ailes. Je desserre mon poing crispé qui bloqué les AF, je prend la poignée. Tire 2 fois. Vérifie à gauche et dégage doucement en descente en mattant mon fil de laine toutes les 1/2 secondes, l'autre 1/2 seconde, c'est pour la vitesse ou l'extérieur.
Je stabilise. Tente une ligne droite....que je réussi ! YAHOOOO ! (c'est con un doublard quand même tongue).
Un virage à gauche Ligne droite. Un virage à droite. 500m. Je teste les différentes incidences pour situer le 80/90/100 km/h en ligne droite tout en me rapprochant de mon point de vent arrière.
Allez vent arrière, je cale ma vitesse, c'est calme, je pourrais prendre 80km/h mais je vais prendre 90km/h par sécurité. Je repère le terrain, les gens/planeurs au sol, la biroute. Je choisi mon point d'aboutissement. virage pour l'étape de base, 1/2 AF. fil de laine. vitesse. Arrive la finale, je surveille le fil de laine comme un fou, cette fois je suis en finale ! Les gouttes se remettent à perler.
- Merde j'ai pris de la vitesse 100/110.
Je tire légèrement sur le manche, sors les AF, surveille le fil de laine. Retour à la normale 1/2 efficacité pr les AF. La "normale" : 90/95 plus que 85/90 km/h quand même ^^
Je perle toujours, j'essuye les gouttes qui ont la bonne idée de se caler dans mes yeux.
vitesse/AF/manche/fil de laine/point d'aboutissement, tout se combine...j'arrondi ...je me pose, ailes droites, ailes droites, les freins sont pas terribles, allez ailes droites, ailes droites
Je tremble, je suis tout fébrile.
- AAAAhhh putain c'est fais ! YES !
Mon instructeur arrive avec un sourire jusqu'aux lèvres :
- Alors ça a été ?
- Putain, j'ai jamais autant sué et jurer dans un cockpit de ma vie !
Je lui raconte le vol (non je refais pas tte l'histoire pour vous rassurez-vous wink ), mes frayeurs du décollage, comment j'ai taté la machine, l'atterro.
- Tu verras ton 1er lâcher, tu t'en souviendras toute ta vie. T'en refais un ?
- Bah allez, on remet ça.
On raligne la machine, CRIS, cable tendu, décollage...et à peine j'ai quitté le sol que ...
plic
ploc
plic
ploc
plic plic plic
- putain de merde, il pleut, j'fais quoi ??? Trop haut pour avorter et se poser sur la fin de piste, pas chaud pour larguer et se poser en face dans un champ...bon merde, c'est que de l'eau. Ca dégrade le profil, je volerai plus vite pour compenser ! Remorquer sans encombre, quelques lignes droites, virages.
J'ai fais l'intégalité du vol en ambiance star wars (vous voyez les étoiles défilées de l'intérieur du vaisseau), atterro à 100 km/h avec un rebond.

- Bon allez on rentre la machine, on arrose ça quand ?
- D'ici quelques jours ! YES j'suis plus doublard !
- Non t'es encore doublard, t'as pas fais le théorique !
- erf sad

tongue

Krakotte

PS : désolé si il y a des fautes, je vais dodo

(Dernière édition le 15 février 2011 03:06)

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revan
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# 15 février 2011 22:48
eh eh eh, ça me rappel plein de trucs... récit rudement sympa,p'téte que je vous raconterai le mien à l'occas.

dit donc, ils vous lachent même pas sur votre planeur d'instruction, ils vous envoient directement sur mono. PFIOU ça doit faire un choc...

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si vous trouvez que la sécurité coute cher, essayez donc un accident...

la météo gagne toujours...


wwwsilentwings.skyrock.com

.
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Vector
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# 16 février 2011 03:49
Un vol mouvementé
Non je ne vous parlerai pas de mon premier solo en planeur, je n’ai jamais été lâché. En fait je n’ai fait qu’une fois du planeur, sur un Bréguet 904 tout beau, tout briqué, et pas pour n’importe quel vol, une tentative de record sur 500 km en circuit fermé. Nous étions en train de discuter autour des Stampe quand un type vient demander s’il y a un volontaire pour faire le sac de sable. Là c’est moi qui ai couru le plus vite et il m’a fait monter dans un machin tout étroit avec pas beaucoup de place pour les coudes. On s’installe on nous accroche à un câble au bout duquel il y avait un gros avion avec moteur en étoile et aile parasol. Quelques signaux, verrière fermée et en route par une magnifique journée d’été. Quelques cahots et hop nous volons alors que le Morane est encore au sol.
Ensuite, nous montons lentement jusqu’à une altitude où les vaches émaillaient le paysage étaient plus petites que des moucherons, puis vient le largage et nous nous trouvons seuls dans notre coin de ciel bleu, sans autre bruit que le sifflement de l’air. L’impression était inoubliable et j’étais si occupé à regarder au dehors que je ne parlais pas et que le pilote a dû m’oublier. Il était bien préoccupé par la météo qui ne coopérait pas et la tentative a été assez vite oubliée, peu importe, je jouissais de la vue, des oiseaux, des sensations. Mais, parlant de sensations, au bout d’une heure, je commençais à ressentir une envie pressante. Il paraît que tout pilote qui se respecte prend ses précautions avant d’embarquer dans un planeur. Je l’ignorais et d’ailleurs j’étais monté si vite à bord que je n’y aurais jamais pensé.
Au bout de deux heures, j’étais exactement ça, à bout, à me contorsionner pour changer le mal de place sans oser demander, d’ailleurs me disais-je, à quoi cela aurait-il pu servir de me plaindre. Finalement, le pilote décide enfin d’atterrir à Nevers, les manœuvres d’approche me distraient un peu de mes préoccupations et nous nous alignons sur une bande blanche le long de la voie ferrée. Le planeur évolue avec une grâce que je ne suis pas en mesure d’apprécier complètement, touche légèrement et roule pendant une éternité avant que l’aile ne s’incline et tombe à terre. Dès que la verrière est ouverte, je bondis à l’extérieur et j’invente sur le champ une nouvelle méthode pour vider les ballasts. Quand je reviens vers le pilote, nettement plus léger, il me dit en riant que j’aurais dû lui demander car son planeur est équipé pour ce genre de choses.
J’avais 17 ans et je ne suis jamais plus remonté dans un planeur

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Vector
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# 16 février 2011 03:52
Une question subsidiaire :
Je croyais que tous les planeurs français étaient immatriculés F-C.
Voir l'image

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Krakotte
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# 16 février 2011 06:36
Le F-A, c'est un modèle de collection. Elle est visible à la Montagne Noire dans le Lauraguais (Sud de Toulouse) et elle vole. Je crois qu'elle fait partie de l'Aparat, Assoc qui restaure des vieux planeurs et qlq remorqueurs.
Vector => mdr, tiens en passant, il me semble qu'ils ont toujours un 904 à la Montagne Noire.

Krakotte
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eaglefly
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# 27 février 2011 15:58
Bon je me lance il faut bien que je le raconte un jour smile :

shhhh ... Fumel Quebec Roméo alignement et décollage piste 35 ... shhhh
C'est le silence absolu bercé par le doux ronronnement du jodel rouge et blanc de notre aéroclub.
Il commence déjà à faire sombre, il est 17h30 et on est le 15 novembre. Le ciel est couvert et je suis seul,
personne à côté de moi pour dire : eh ! ta vitesse ! la bille !
Plus d'instructeur pour siffler un petit air de musique, je suis seul avec mon stress et l'avion.
Je regarde de temps en temps à droite voir si il ne serait pas réapparu mais la seul chose que m'attire
ce geste c'est de la fierté comique et l'orgueil que l'on peut retirer d'une expérience comme celle-ci.
Je vole enfin de mes propres ailes !
J'arrive en fin de finale ... je vire en base puis en finale ... la encore plus personne pour me dire tu es trop bas ! Tu vas trop vite ! Ça me manque déjà. Inconsciemment on est contraint de le remplacer et de devenir
rigoureux ...
En finale je remarque que pour l'occasion les gens d'en bas en train de m'attendre ont allumer la piste !
Là, mon rêve se réalisait vraiment, devant ma famille mes amis de l'aéroclub ! C'était vraiment le pied.
Revenons à la réalité, je suis en courte finale un peu pas alors un peu de moteur, je touche les roues je roule et je continu de rouler pour rester le plus longtemps aux commandes ...
shhhh ... bravo ! ... shhhh c'était mon instructeur.

Puis on a célébré ce solo dans le "club-house" tous ensemble ! Un moment inoubliable que je revis presque tout les jours pendant mes moments de rêveries ...

Voilà c'est déjà fini ( un peu court ? ).
Bonne lecture.
Eaglefly

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eaglefly
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# 27 février 2011 16:05
oups autant pour moi c'était la piste 17.

Bon weekend.
Eaglefly

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eolien
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# 28 février 2011 00:54
Bonsoir Eaglefly,
eaglefly a écrit :oups autant pour moi c'était la piste 17.
Cette confusion témoigne que même encore l'émotion reste forte !... wink

Sinon, récit très sympa !... smile
Mais ce que j'aurais aimé lire ce sont les sentiments des instants cruciaux, qui débutent une seconde avant d'apprendre que tu vas aller faire un tour tout seul ... Ce vécu là, il faut le raconter !... tongue

Bonne semaine, smile
Bien amicalement,
Eolien

(Dernière édition le 28 février 2011 00:54)


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eaglefly
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# 28 février 2011 10:44
Bon alors je vais raconter LE moment crucial que tu attends, éolien.

Ce moment c'est l'instant ou après des tours de piste un peu bizarres effectué dans l'attente du vol
solo, le moment où justement tu te dit que ce ne sera pas pour aujourd'hui, c'est l'instant où le bonhomme,
assis à côté qui trouve toujours quelque chose à redire sur ton pilotage, te dit une phrase que inconsciemment
tu ne comprends pas tout de suite, c'est le moment où l'instinct te dit de répondre oui à une question simple, que si tu avais réfléchis 30 secondes tu aurais répondu ... nonui ... un mot entre le non et le oui. Cette question n'est autre que :
" Ça te dirait de repartir en solo ? "
Alors là franchement les émotions sont tellement fortes qu'on se met à avoir les jambes qui frémissent, les joues qui rougissent, et à faire une simple check-list 3 à 4 fois de peur d'avoir oublier quelque chose ...
Puis on met plein gaz sans réfléchir et puis on a soudain une impression de légèreté (ah non ! ça c'est le poids de l'instructeur en moins... )

Bon voilà j'espère qu'il complètera le premier selon tes attentes éolien.
En tout cas, c'est la première fois que je le raconte vraiment et ça fait vraiment plaisir smile
Bonne semaine.
Eaglefly

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