Actualité aéronautique

PHOTOS - 8 juin à 17h50 - MISE A JOUR: accident d'un A330 d'Air France dans l'Atlantique

Article publié le 1 juin 2009 par David Barrie

Un A330-200 d'Air France s'est abîmé en mer dimanche 31 mai 2009. Les recherches se poursuivent, des débris ont été trouvés.

MISE A JOUR - 8 juin à 17h50: La Marine brésilienne a récupéré des débris dans l'Atlantique, dont la dérive de l'A330 d'Air France. De plus, ce sont maintenant seize corps qui ont été repêchés.

dérive de l'A330 d'Air France au milieu de l'océan   dérive de l'A330 d'Air France au milieu de l'océan    Débris de l'A330 d'Air France trouvés en mer.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 7 juin 8h : Air France avait initié un remplacement les sondes pitots sur sa flotte d'A330 et A340. Ce programme a été lancé le 27 avril 2009. En effet, des incidents  de pertes d’informations anémométriques en vol en croisière sur A340 et A330 avaient été remarquées et il semble que ses problèmes découlaient d'un givrage des sondes. Néanmoins, la panne disparaissait après quelques minutes.

Par contre, rien ne laisse présager que l'accident du vol AF447 ne soit lié à ce problème. Air France tenait simplement à remettre les pendules à l'heure après que des interrogations ont été soulevées par la presse.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 6 juin à 19h35: Selon l'Armée de l'Air brésilienne, deux corps et des débris ont été repêchés au milieu de l'océan Atlantique.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 6 juin à 10h: le BEA a confirmé que les informations relatives à la vitesse de l'avion étaient incohérentes. Mais à ce stade, il ne faut pas en tirer de conclusion hâtive.

A ce stade de l'investigation, les enquêteurs nous disent que les seuls éléments établis sont :

  • la présence à proximité de la route prévue de l'avion au-dessus de l'Atlantique d’importantes cellules convectives caractéristiques des régions équatoriales ;
  • à partir de l'exploitation des messages automatiques transmis par l'avion, l'incohérence des différentes vitesses mesurées.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 5 juin à 10h : Les enquêteurs annoncent que les débris retrouvés ne proviennent pas de l'Airbus A330 d'Air France. En effet, les pièces retrouvées sont en bois et ce matériau n'est pas utilisé dans la construction de l'appareil. A l'heure actuelle, aucune pièce retrouvée ne semble provenir de l'appareil incriminé.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 5 juin à 9h25: Le ministère de la défense brésilien a déclaré aujourd'hui que les débris repêchés hier ne provenaient pas de l'Airbus A330 qui a disparu. C'étaient en fait des palettes en bois ainsi que des bouées. De plus, la nappe d'hydrocarbures trouvée en mer appartenait en fait à un navire et pas à un avion. Donc jusqu'à présent, aucune pièce de l'avion n'a été récupérée.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 3 juin à 9h40 : Selon le journal Le Monde, l'avion "évoluait à une vitesse erronée". Airbus va publier, ce jour, une recommandation pour les compagnies utilisatrices de l'Airbus A330 pour rappeler les contraintes techniques à respecter en cas de mauvaises conditions météorologiques.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 3 juin à 15h00 : Lors d'une conférence de presse, le Bureau d'enquêtes et d'analyses a annoncé que l'enquête visant à déterminer les raisons du crash de l'Airbus A330 d'Air France serait longue, que les boîtes noires soient retrouvées ou non. Paul-Louis Arslanian, président du BEA, a également indiqué qu'aucun élément ne laisse penser que l'avion avait des problèmes avant son décollage de Rio. Un premier rapport d'enquête sera publié fin juin.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 3 juin à 12h15 : Selon une source judiciaire interrogée par l'AFP, "sauf miracle, vu la multitude de débris, il n'y a strictement aucun espoir de retrouver des survivants".

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 3 juin à 11h10 : Les autorités françaises ont confirmé que les débris repérés dans l'océan Atlantique proviennent bien de l'Airbus A330-200 d'Air France. Jean-Louis Borloo a annoncé que la priorité était de retrouver les boîtes noires de l'appareil, opération qui devrait être extrêmement délicate en raison de fonds marins difficiles.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 2 juin à 21h30 : le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses) a confirmé que ces débris flottants ont été repérés dans la zone de recherche.
Une conférence de presse sera organisée demain.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 2 juin à 15h10 : L'armée de l'air brésilienne a découvert des petits débris d'un avion, à 650 km de l'archipel de Fernando de Noronha (Brésil), dans l'océan Atlantique. Parmi ces débrits se trouve un siège. Aucun élément ne permet pour le moment de confirmer que ces débris proviennent de l'Airbus A330-200, immatriculé F-GZCP, appartenant à la compagnie Air France dont l'on reste sans nouvelle depuis hier.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 2 juin à 11h10 : Jean-Louis Borloo, ministre chargé des transports, indique que les appareils chargés de surveiller la zone ne confirment pas, pour le moment, la présence d'éléments lumineux pouvant provenir de l'appareil. Pour rappel, c'est un équipage d'un appareil de la TAM qui signalait avoir repéré des points lumineux à 1300 km de l'archipel de Fernando de Noronha (Brésil). Les recherches se poursuivent avec pour objectif premier de récupérer les boîtes noires de l'appareil.

------------------------------------------------

MISE A JOUR - 2 juin à 9h30 : un avion de la compagnie aérienne brésilienne TAM aurait aperçu des débris flottant sur l'océan Atlantique au large du Sénégal. Des avions de reconnaissance ont décollé de Dakar et ont poursuivi leur recherche. On devrait avoir du nouveau dans la journée.

------------------------------------------------

Air France a annoncé ce matin que le vol AF447 qui effectuait la liaison entre Rio de Janeiro et Paris avait disparu des écrans radars.

Il devait arriver à 11h10 à Paris. Le vol était parti de Rio hier à 19h, heure locale.

L'avion est un Airbus A330-200 équipé des moteurs CF6 de General Electric. Cet appareil, numéro de série 660, est immatriculé F-GZCP et n'a que 5 ans. Il avait été livré à la compagnie en avril 2005 à Toulouse.

F-GZCP - A330 d'Air France F-GZCP - Airbus A330-200 d'Air France

Concernant l'incident, l'appareil avait traversé une zone orageuse avec de fortes turbulences à 4h du matin heure de Paris. Le pilote a envoyé un dernier message à 4h14 (heure de Paris) indiquant une panne électrique au dessus de l'océan.

Après, le contact a été perdu. De nombreux contrôles aériens (brésilien, espagnol, français entre autres) ont essayé de rétablir le contact, en vain.

216 passagers sont à bord ainsi que 12 personnels navigants.

L'avion était sorti de sa dernière visite d'entretien en avril de cette année.

Liens commerciaux

Les réactions des lecteurs

Had225
Membre

Inscrit le 11/11/2007
96 messages postés

# 1 juin 2009 16:06
L'armée de l'air brésilienne aurait envoyé des avions faire des recherches en mer.

_________________
Coup de boule, coup de latte, vive l'ALAT !!
Voir le profil de l'auteur Envoyer un message privé à l'auteur

Cunimb
Membre

Inscrit le 02/06/2009
5 messages postés

# 2 juin 2009 12:36
Bjr,
Le moyen principal de perception d'un être humain est la vue. Un homme qui perçoit habituellement par ses yeux est très déstabilisé dans l'analyse des situations de son environnement s'il ne voit plus rien.

De jour, les nuages constituant un orage équatorial sont visibles et repérables au travers du parebrise d'un avion dès leur apparition à l'horizon. Au fur et à mesure que l'avion se rapproche, le pilote prend conscience du danger que représentent ces nuages qu'il voit grandir devant lui. Il n'attendra pas d'avoir peur (stade ultime) pour réagir, ni même de ressentir une appréhension (stade intermédiaire). Dès l'apparition d'une anxiété, le réflexe de survie apparaîtra et décision de contournement ou de déroutement sera prise. Avec la formation puis l'expérience, le Commandant de bord anticipera même ce changement de trajectoire notamment s'il a eu connaissance de la présence d'une telle perturbation météorologique (dossier de vol au départ, puis réactualisation éventuelle en temps quasi réel). Ainsi dès qu'il verra se manifester ces nuages d'orages, il aura confirmation de ses informations et pourra prendre sa décision suffisamment tôt pour contourner ou pour dérouter.

De nuit, le pilote ne verra rien à l'extérieur et il ne pourra donc pas déceler la présence de nuages. Seule l'image du "radar" météo de bord pourra alerter le pilote de la présence de masses nuageuses sur l'avant de l'avion. A la différence de densité de ces nuages correspondra un différence de couleurs présentées à l'écran. Mais même la couleur rouge des masses les plus denses peut ne pas déclencher de réflexe de survit, surtout chez un pilote formé, entraîné, expérimenté. C'est la chaîne habituelle
détection/analyse/décision/action/réalisation qui s'enclenchera. Mais son déroulement prend un certain temps. Et si l'avion n'a pas changé de trajectoire par anticipation du pilote... il peut se ruer dans les cumulonimbus de ces orages ou tempêtes équatoriaux.

Imaginez les dégâts causés par des grêlons gros comme le poing qui percutent une voiture roulant à 100 km/h. La carrosserie serait sérieusement endommagée, voire transpercée, et le parebrise volerait en éclats.

Imaginez un avion volant à près de 800 km/h et recevant des centaines de grêlons aussi gros... Les réacteurs, les ailes et le fuselage subiraient des dégâts bien plus considérables. Même le parebrise, pourtant conçut pour résister à des impacts très importants, éclaterait vraisemblablement. Avec comme conséquence immédiate une décompression "rapide" ou plus vraisemblablement "explosive".

Ajoutez à ceci un foudroiement exceptionnellement puissant au préalable ainsi que des turbulences "sévères" voire même particulièrement violentes, et vous avez le cocktail explosif d'une perte de contrôle de l'avion. Quel que soit ce dernier...

La protection, que constitue le fuselage par effet de cage de Faraday, permet généralement de "conduire" la décharge électrique d'une extrémité de l'avion à l'autre sans dégâts significatifs à bord. Le fuselage notamment sert de conducteur et l'électricité qui ne passe donc pas "à l'intérieur". Surtout si l'avion est entièrement métallique, ce qui est le cas de l'A330 (aluminium). Et pourtant, il suffit d'une ouverture - parebrise, hublot, fuselage - pour que la décharge électrique pénètre dans l'avion et le parcourt aussi à l'intérieur.

Même sans ouverture due aux grêlons, une décharge foudroyante exceptionnellement puissante pourrait transpercer le revêtement de l'avion, ce qui reviendrait finalement au même.

Après un tel foudroiement, toutes les "installations" utilisant de l'électricité ont pu être mises hors d'usage (panne complète). Et après une décompression explosive, et si tant est que l'un des pilotes soit resté conscient pour agir, l'avion a été mis en descente d'urgence. Ou a subit une "dégueulante"... Sans parler des turbulences plus que sévères...

Mais quel Commandant de bord déciderait de ne pas décoller pour un vol transatlantique de plusieurs milliers de kilomètres pour un orage équatorial ou une tempête équatoriale prévu(e) à mi-parcours ? Aucun : on décolle puis on gère sur place par un éventuel contournement. Au pire on se déroute. Tous les jours, des avions de ligne parcourent ce trajet dans les deux sens et souvent il y-a ce genre de perturbation météorologique à gérer. Ce qui se fait sans prise de risque significative.

Le dérèglement de notre climat engendre une augmentation de la fréquence et de la puissance des phénomènes météorologiques. Il n'est donc pas surprenant qu'à l'augmentation du trafic aérien corresponde une augmentation des catastrophes aériennes.

Même si l'on s'efforce de mettre en oeuvre les moyens permettant de tendre vers la sécurité maximale, il faut pourtant se rappeler en permanence que nous vivons sur une planète et que le risque zéro n'existera jamais.

Il ne reste plus alors que de sincères condoléances à présenter aux proches des victimes...
Voir le profil de l'auteur Envoyer un message privé à l'auteur

alphonse
Membre

Inscrit le 03/06/2009
1 message posté

# 3 juin 2009 04:47
Bonjour,
Je trouve le dernier message comme tres pertinent sur la situation. Un des plus pertinents que j'ai pu lire...
J'avoue que j'ai un peu de mal a dormir ces derniers jours, car j'ai pris ce chemin une trentaine de fois pour mon travail, pour aller en Argentine.
Le passage cap vert -> recife je l'appelais "le grand saut dans l'inconnu" et je savais bien qu'aucun radar n'etait en dessous. Qd je voyais les cotes du Bresil disparaitre sous moi, je comprenais que l'erreur n'etait plus possible...
Une fois je l'ai fait avec un 777 flambant neuf, on a traversé au niveau de l'equateur un orage et ca a été tres desagreable : les gens dormaient et les fortes secousses ont en fait crier qq uns... c'etait impressionnant, ca date de qq années et je m'en souviens encore... pourtant je prends l'avion TRES souvent.
Donc le 777 s'était rendu a l'altitude record de ... 14 000 m (je croyais pas ca possible) !! et je voyais a peine, dans le brouillard, les réacteurs dont le pilote avait allumé les projecteurs pour les eclairer ...
Les 14000m n'ont pas été suffisants pour éviter le gros nuage...
Je me disais que si l'on tombe sur des grelons ascendants de 50mm de diametre on allait finir en bas très vite. On a pas pu éviter le monstre ...
Bref un mauvais souvenir...
Une autre fois avec un A340 on les as contournés ces orages, les cuminb tres impressionnants !! Au coucher du soleil c'etait tres beau... mais de loin.
De maniere general je n'aime pas les orages et surtout atterir avec eux... ca me stresse fortement...
Bref les gens qui etait dans le vol AF447 n'ont vraiment pas eu de chance... et je resterais sidéré si les pilotes se sont fait avoir par une indication radar peu menaçante...

Bref, ayons une pensée pour les victimes, ca a du etre horrible...
Al.
Voir le profil de l'auteur Envoyer un message privé à l'auteur

Vincent
Responsable

Avatar de Vincent

Inscrit le 23/08/2005
940 messages postés

# 3 juin 2009 11:16
Les autorités françaises ont confirmé que les débris repérés dans l'océan Atlantique proviennent bien de l'Airbus A330-200 d'Air France. Jean-Louis Borloo a annoncé que la priorité était de retrouver les boîtes noires de l'appareil, opération qui devrait être extrêmement délicate en raison de fonds marins difficiles.

_________________
Vincent - AeroWeb-fr.net
Voir le profil de l'auteur Envoyer un message privé à l'auteur

Vincent
Responsable

Avatar de Vincent

Inscrit le 23/08/2005
940 messages postés

# 3 juin 2009 12:22
Selon une source judiciaire interrogée par l'AFP, "sauf miracle, vu la multitude de débris, il n'y a strictement aucun espoir de retrouver des survivants".

_________________
Vincent - AeroWeb-fr.net
Voir le profil de l'auteur Envoyer un message privé à l'auteur

Voir toutes les réactions sur le forum

Sur le même sujet

Les plus belles photos d'avions
Airbus A350-941 (F-WZFL) Boeing 787-9 Dreamliner (F-HRBA) Boeing 787-9 Dreamliner (F-HRBA) Boeing 787-9 Dreamliner (F-HRBA) Boeing 787-9 Dreamliner (F-HRBA) Airbus A330-243 (N968AV)