Appareils >> McDonnell Douglas MD-80 :
Au cours des années cinquante, le succès grandissant des avions à réaction sur les lignes long-courriers, annonce l’application de la méthode aux services court-courriers. Pour cela, la création d’un appareil plus adapté que les B707, Comet ou DC8 déjà en service, s’impose. C’est finalement la Caravelle qui apparaît la première dans cette catégorie.
De l’autre côté de l’ Atlantique, les Américains ne sont pas non plus inactifs avec Douglasqui, en 1962, lance son propre modèle, inspiré grandement de l’avion français et de son équivalent britannique plus récent, le BAC 111. Ce qui intéresse Douglas dans les concepts européens, ce sont les réacteurs sur le fuselage à l’arrière, dégageant ainsi les ailes. Il présente donc un avion dont les deux moteurs sont fixés sur la carlingue au niveau de l’empennage en T. Le modèle de base, d’abord désigné D-2086, prend rapidement le nom de DC9-10 et l’assemblage débute le 26 juillet 1963.
Le prototype décolle pour la première fois, le 25 février 1965, mais déjà, son constructeur dispose dans ses cartons de versions plus larges et plus puissantes. En moins de deux ans, plus de 400 exemplaires sont vendus. Un succès qui tue le BAC 111, et met des bâtons dans les roues du futur B737, mais qui surtout entraîne Douglas à la faillite. En effet, les vendeurs du DC9, grisés par leur réussite, font trop de promesses et la chaîne d’assemblage de l’avion ne suit pas, les retards s’accumule, en même temps que les pénalités face à des contrats souvent négociés très avantageusement pour les compagnies. A cela s’ajoute nombre de problème avec les sous-traitants et fournisseurs dans une période très demandeuse en pièces d’avion.
Fin 1966, McDonnell rachète un Douglas complètement exsangue et reprend en main la fabrication du DC9.
Après avoir été construit à 976 exemplaires (dont plus de 700 encore en service fin 2001), le bimoteur cède la place au début des années 80, à une nouvelle gamme, les DC9-80, appelés aussi MD80. Entièrement basée sur la cellule d’origine, les différents produits de cette nouvelle version se distinguent de leurs prédécesseurs par des modifications aérodynamiques, de nouveaux volets, de nouvelles commandes de vol, une remotorisation, un fuselage plus long et un train renforcé, et une évolution de l’avionique. Ils sont produits à 1 191 exemplaires, dont 1 176 encore en service. Au total, cinq dérivés du MD80 s’échelonnent de 1980 à 1990, avant qu’une troisième et dernière évolution achève la dynastie d’un avion désormais mythique.
Caractéristiques du Mc Donnell Douglas MD-80
Equipage: 2 pilotes + équipage commercial
Envergure: 32,87 m
Longueur: 45,10 m
Hauteur: 9,05 m
Surface alaire: 112 m2
Masse à vide: 37885 kg
Masse maximale au décollage: 63 000 kg
Distance franchissable: de 1564 nm (environ 2 897 km) à 2610 nm ( environ 4800 km)
Vitesse de croisière: 439 noeuds - Mach 0.75 (environ 813 km/h)
Vitesse maximale: 444 noeuds - Mach 0.76 (environ 823 km/h)
Plafond opérationnel: 37 000 ft (environ 12 530 m)
Motorisation: 2 réacteurs General Electric CF6-80E1A3 de 32 700 kg de poussée, 2 réacteurs JT8D-209 de 8 390 kg de poussée, 2 réacteurs JT8D-217A de 9 070 kg de poussée, 2 réacteurs JT8D-219 de 9 525 kg de poussée ou, 2 réacteurs JT8D-217C de 9 070 kg de poussée.
Capacité: 144 à 168 passagers
Photos McDonnell Douglas MD-80 :