Démocratisions le CoAvionnage !!

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coavionnage.fr
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# 9 avril 2010 22:53
Bonjour à tous !

Ok, j'suis un petit nouveau sur le forum mais il parait qu'il doit y avoir un début à tout, n'est-ce pas ? Alors je me permet de vous parler très vite du coavionnage. Vous connaissez évidement tous le principe: voler moins cher en partageant les frais... Mais il existe encore trop peu de moyens pour pratiquer le coavionnage à plus grande échelle et encore moins pour le faire sortir des oubliettes du grand publique...
Je vois pourtant sur beaucoup de forum des demandes de coavionnage. J'entends des amis pilotes en parler. Mais pourtant rien n'est réellement fait (ou en tout cas, pas assez).

Et si nous passions à la prochaine étape ?? Nous sommes en train de créer un site pour faciliter l'organisation du coavionnage. On fait ça sur nos temps libre et c'est complétement gratuit.

Bien qu'il ne soit pas encore totalement opérationnel, vous pouvez tout de même y proposer des vols et en faire une recherche (après vous être inscrit gratuitement, bien sur). Nous sommes encore en plein développement de notre application qui servira à faire ça plus simplement, mais une solution est tout de même présente.

En tout cas, ça me ferait plaisir que vous y jetiez un oeil un de ces quatre histoire de me donner des avis, des critiques (pas trop méchantes, svp ^^ )...et puis ça pourra toujours vous servir, non ? Dites pas non, j'ai fait un tour dans les petites annonces, ça regorge de recherche!! Notre ambition à terme c'est qu'il y ait assez de pilotes pour sortir le coavionnage du cercle des initiés.

Allez, j'arrête mon blabla (pour le moment) et je donne le nom du site:

http://www.coavionnage.fr

Nous sommes aussi sur FACEBOOK, hésitez pas à vous joindre à nous, histoire d'avoir les dernières infos et les derniers vols dispo ! Et puis je le cache pas, pour nous faire connaitre au plus grand nombre...

Plus de 98000 pilotes en France, y'aurait moyen de faire quelque chose de bien à la fois pour l'environnement et pour nos portefeuilles wink

Décidément, je parle trop ! Merci de votre attention

Aéronautiquement votre,

Denis (de CoAvionnage.fr)

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eolien
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# 9 avril 2010 23:22
Bonsoir Denis,

Le covoiturage existe et marche bien.
Sur Autoroute, à 130 km:h, les risques sont si ce n'est infimes, disons minimes.
Mais l'aviation légère est soumises à tant d'aléas non mesurables et donc laissés à l'appréciation du pilote que la confiance que l'on peut accorder à ce dernier est ... difficile à évaluer...

Dans un aéro-club, on demande à un pilote qui souhaite effectuer des "baptêmes de l'air" des références d'expérience et de compétences.

Les pilotes effectuant du coavionnage seront-ils soumis à un contrôle, et selon quels critères ?...
Quelle sera l'expérience minimale exigée ?
En cas d'accident quels recours ?
etc, etc..

Les passagers devront-ils signer un engagement à ne pas poursuivre en justice en cas d'incident ou d'accident ?

En cas de déroutement, qui prendra les frais de rapatriement à sa charge ?

Bref, le coavionnage parait séduisant, mais il y a quelques précautions à prendre ...
(Pour mémoire, il y a eu plus de 80 morts dans l'aviation légère en France en 2009.)

Bonne chance,
Eolien

(Dernière édition le 9 avril 2010 23:24)


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LightWeight
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# 10 avril 2010 08:30
Oui, c' est pas facile

Il faudrait au moins une liste officielle de pilotes aptes sur le territoire à pratiquer cette variante du transport public sans qualification IFR, et une liste mise mise à jour quotidiennement...
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coavionnage.fr
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# 10 avril 2010 13:11
Bonjour,

Je suis tout à fait d'accord avec vous, eolien, sur le fait que l'aviation légère est une activité à risque, au même titre que la vie elle même (il paraît que c'est une maladie mortelle, même wink ).

Un rapport de 2007 de l'inspection générale de l'aviation civile estime, sur la période 1994-2006, le taux d'accidents à 4 morts pour 100 000 heures de vol (sur avions de moins de 2 tonnes). Je vous crois également sur le nombre de morts en aviation légère, malheureusement.

Une mort est toujours tragique, surtout pour ceux qui y sont confrontés, les familles, les amis… mais (et je le conçois, ça peut être dur à dire et à entendre) on ne peux rester focalisé dessus constamment, sinon autant arrêter tout, dès maintenant.

20000 morts par an en accidents domestiques (uniquement en France, bien sur), plus de 60000 par le tabagisme (passif ou non), environ 4000 sur les routes, et j'en passe… Vivre tue, c'est comme ça, même si c'est triste lorsque cela arrive (et croyez moi, je sais pas grand chose, mais ça, je connais).

Mais l'aviation légère est bien loin d'être aussi dangereuse que ça pourvu qu'on respecte le bon sens et les règlements: Il est assez rare (pour ne pas dire impossible) de se retrouver face à face avec un pilote ivre au FL100, à moins d'être mon copilote ^^ (un peu d'humour ne fait pas de mal après un sujet si déprimant, je ne suis même pas pilote de toute façon wink enfin, pas encore, je commence ma formation mais c'est un autre sujet)

En revanche, comme vous le soulevez si bien avec vos questions, on peut faire en sorte de diminuer les risques au maximum, de faire en sorte que l'accident n'arrive pas juste parce que le pilote n'est pas assez qualifié ou qu'il n'a pas respecté les règles de l'air ou qu'il n'avait pas volé depuis longtemps et a tenté quelque chose qu'il n'aurait pas dut, etc.
On peux aussi déjà savoir à quoi on s'expose, ce qu'il peut arriver, comment s'y préparer. Bref, être informés et connaître le fonctionnement du coavionnage.

Toutes les questions (et leurs réponses, bien sûr) que vous avez soulevés seront rajoutés le plus vite possible sur notre site dans notre "Foire Aux Questions".

Concernant le message de LightWeight, il ne s'agit pas de transport public, ni de variante, mais simplement d'un échange de bons procédés, au même titre que le covoiturage n'est pas un service de taxi. Les passagers participent à un vol qui, de toute façon, est prévu d'être fait. Il n'est pas nécessaire d'être qualifié IFR pour transporter, à titre privé, des passagers. Cela limitera en revanche les possibilités du pilote qui doit en être conscient lorsqu'il décolle (mais il en est conscient qu'il soit seul ou avec des passagers, de toute façon).
Il n'y a aucune définition légale du transport privé. Sur le site de la DGAC, on nous explique que l'on peut éventuellement le définir par opposition au transport public et noter que les conditions d'exploitation des aéronefs civils en aviation générale définies par l'arrêté du 24 juillet 1991 lui sont applicables.

Quand à établir une liste officielle, même si l'idée peut sembler attrayante d'un point de vue sécuritaire, il faut faire attention à ce genre d'idée qui limite encore un peu plus le champ d'action des pilotes privés... Imaginez qu'un pilote privé ne puisse plus emmener sa famille ou ses amis en voyage ? C'est à court terme la mort de l'aviation légère. Nous avons une réglementation déjà bien remplie, suffisamment stricte et sécuritaire pour éviter d'un rajouter encore au risque de limiter nos libertés.

Cependant, en mettant en place une organisation un peu plus structurée qu'elle ne l'est actuellement, telle qu'a l'ambition d'établir notre site au fur et à mesure, je suis persuadé que cela pourrait inciter à plus de compréhension de ce qu'implique le co-avionnage, ainsi qu'une meilleure connaissance de ce concept déjà très largement développé aux Etats-Unis.

Merci beaucoup pour vos messages et vos remarques constructives. En espérant ne pas avoir été trop long, bien que ça soit un peu ma spécialité de parler trop ^^

Aéronautiquement,

Denis, de coavionnage.fr

(Dernière édition le 10 avril 2010 13:33)


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eolien
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# 10 avril 2010 14:56
Bonjour et à ce soir car je dois partir en vol,
Eolien

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eolien
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# 11 avril 2010 10:04
Bonjour Denis,

coavionnage.fr a écrit :Quand à établir une liste officielle, même si l'idée peut sembler attrayante d'un point de vue sécuritaire, il faut faire attention à ce genre d'idée qui limite encore un peu plus le champ d'action des pilotes privés...
il faut faire attention à ce genre d'idée

Si un de mes enfants, parents ou amis devaient faire du coavionage, j'aimerais bien au contraire que ce "genre d'idée" soit disponible, et que le pilote en question soit agréé pour ce type d'activité.

coavionnage.fr a écrit :Imaginez qu'un pilote privé ne puisse plus emmener sa famille ou ses amis en voyage ?
La question ne se pose pas : un pilote TT ou PPL peut aller où il veut dans le cadre de ses licences et qualifications, avec des passagers.

coavionnage.fr a écrit :C'est à court terme la mort de l'aviation légère. Nous avons une réglementation déjà bien remplie, suffisamment stricte et sécuritaire pour éviter d'un rajouter encore au risque de limiter nos libertés.
Il ne s'agit pas de "limiter nos libertés" mais de s'assurer que le pilote qui s'offre publiquement au transport de tiers est reconnu compétant pour le faire. C'est ce que l'on exige pour un pilote qui va faire un baptême de l'air de 10 mn autour du terrain.
Alors pour un voyage en VFR par météo crapauteuse à travers régions montagneuses et zones complexes, on devrait exiger au moins les mêmes critères d'expérience et de compétence.

C'est d'ailleurs votre intérêt car l'administration mettra fin à votre projet au premier incident (je n'ose dire accident).

Il faut regarder la réalité en face :
La plupart des pilotes sont au minimum réglementaire : 12 hrs de vol/an.
Et l'immense majorité ne voyage que très rarement. (question pécunière, et aussi complexité de l'espace aérien qui en rebute beaucoup... et moins on navigue et moins on a envie de naviguer...)

Enfin, en matière de sécurité, la réglementation est un plancher. Doivent s'y rajouter, l'expérience, le bon sens, et la prudence.

A mon sens votre intérêt, si vous voulez rendre votre projet pérenne, serait de négocier avec l'administration un statut particulier type agrément "baptême de l'air".

Je place ci-dessous la Règle ...

Vous y noterez qu'un pilote agréé " baptême de l'air" doit avoir fait 30 hrs de vol par an, soit le triple du minimum pour un renouvellement PPL. Pour des vols locaux !...

Bonne journée,
Eolien

Décret N° 98-884 du 28 Septembre 1998 complétant le livre V du code de l'aviation civile (troisième partie: Décrets) et relatif aux aéroclubs.

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'équipement, des transports et du logement,
Vu le code de l'aviation civile,
Décrète :
Art. 1°. - Il est ajouté au titre 1er intitulé « Aéroclubs et fédérations »
du livre V (troisième partie : Décrets) du code de l'aviation civile un
article D.510-7 ainsi rédigé :
« Art. D.510-7. - Afin d'encourager le développement de l'aviation légère,
un aéroclub peut faire effectuer, en avion ou en hélicoptère, par des
membres bénévoles, des vols locaux à titre onéreux au profit de personnes
étrangères à l'association, aux conditions fixées ci-après.
« Le vol local est, pour l'application du présent article, un vol de moins
de trente minutes
entre le décollage et l'atterrissage, n'impliquant pas de
transport entre deux aérodromes
et durant lequel l'aéronef ne s'éloigne pas
à plus de 40 kilomètres de son point de départ
.
« L'aéroclub doit être un aéroclub agréé dans des conditions fixées par le
ministre chargé de l'aviation civile. Il doit souscrire une police
d'assurance couvrant sa responsabilité civile tant à l'égard des personnes
transportées qu'à l'égard des tiers, n'effectuer ni démarchage ni publicité

à titre onéreux et limiter cette activité à moins de 8% des heures de vol
totales effectuées dans l'année civile, les heures effectuées en vol local
dans le cadre de manifestations aériennes étant non comprises dans ce
décompte.
« Les aéronefs utilisés ne peuvent être que ceux habituellement exploités
par l'aéroclub.
« Le pilote membre de l'aéroclub est autorisé à effectuer des vols locaux
par le président de l'aéroclub. Il doit être majeur, titulaire d'une
licence de pilote professionnel avion ou hélicoptère ou d'une licence de
pilote privé avion ou hélicoptère et, dans ce dernier cas, totaliser deux
cents heures de vol
au titre de la licence détenue, dont trente heures dans
les douze derniers mois.
Il doit être détenteur d'un certificat d'aptitude
physique et mentale délivré depuis moins d'un an.

« Les vols en formation ou comportant des exercices de voltige sont exclus
des présentes dispositions. »
Art. 2. - Le ministre de l'équipement, des transports et du logement est
chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal
officiel de la République française.

(Dernière édition le 11 avril 2010 10:07)


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coavionnage.fr
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# 11 avril 2010 19:56
Le coavionnage fait-il peur ? A priori, il inquiète un peu, peut être bien… et pourtant, il existe depuis bien longtemps. Lorsque les pilotes emmènent leurs familles ou leurs amis faire un tour, c'est déjà du coavionnage !!
Si on veut rajouter un agrément pour faire du coavionnage, c'est donc empêcher les pilotes TT ou PPL d'emmener du monde avec lui (y compris sa famille ou ses amis, puisque des passagers restent des passagers, famille ou pas).

Notre site n'est pas un aéroclub et encore moins une compagnie aérienne, il s'agit d'un service de mise en relation entre pilotes et passagers.

Les voyages sont déjà prévus par les pilotes. Peut être même partiront-ils déjà avec des amis ou de la famille. Mais s'il leur reste de la place, pourquoi ne pas en faire profiter quelqu'un d'autre ? Si le pilote avait pu le proposer à d'autres amis, il l'aurait fait, même sans nous. Internet permet, grâce aux réseaux sociaux d'agrandir considérablement le nombre de ses connaissances/amis. C'est uniquement là dessus que se base le site coavionnage.fr, en aucun cas nous n'avons le pouvoir d'établir une réglementation particulière puisqu'il en existe déjà une.
CoAvionnage.fr ne prend pas part à l'organisation des vols ni au déroulement de celui-ci, mais seulement à la mise en relation. En outre, nous ne pouvons pas nous substituer aux responsabilités du pilote, qui est le seul maître à bord.

Cependant, nous rappelons sur notre site quelques règles (non exhaustives) de bon sens avant de s'embarquer dans l'aventure.

Certains pilotes volent peu, vous le dîtes vous même… C'est l'occasion ou jamais de voler d'avantage sans dépenser plus qu'avant. Là où des pilotes, seuls à bords volaient 30h, ils pourront voler 4 fois plus longtemps en prenant des passagers. Et plus de vols dans l'année, c'est plus d'expérience et plus de sécurité (sans parler du plaisir !).

Le frein du coavionnage n'est pas la réglementation, puisqu'elle l'autorise, mais simplement la bonne volonté et la difficulté de trouver des passagers de manière régulière. En augmentant le nombre de vos connaissances, vous améliorez vos chances de trouver des passagers et donc de voler moins cher.

N'hésitez plus, et participez à l'aventure (et/ou parlez de nous).

(Dernière édition le 11 avril 2010 20:02)


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eolien
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# 11 avril 2010 23:00
Denis, vous dénaturez le sens de mon propos.

Plutôt qu'un long discours il suffit de vous poser la question suivante :

"Votre fille a dépensé tout son argent de poche. Elle vous informe rejoindre des amis à l'autre bout de la France en coavionage. Elle est pressée car le pilote doit être à l'heure à son rendez-vous pour signer un contrat important dont dépend son avenir...
Le temps est maussade, par endroit franchement mauvais.
Le pilote ? On lui a dit à l'aéro-club qu'il avait sa licence en règle mais les personnes présentes ne le connaissaient pas car il vient rarement au club et vole peu."

Quelle est votre position, réaction, décision ?

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coavionnage.fr
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# 13 avril 2010 01:14
Bonsoir,

Navré de ne répondre que maintenant (et en coup de vent) mais j'ai beaucoup de travail pour rendre le site plus efficace dans les recherches et créations de vols.
Si j'ai pu dénaturer le sens de vos propos, je m'en excuse, ce n'était pas le but recherché.
Quand à votre exemple, je n'ai pas beaucoup de temps pour donner une opinion détaillé. Ce qui est sûr c'est qu'un pilote VFR qui part en conditions météo "franchement mauvais[e]" par endroit est un inconscient. Et j'ose espérer que ma fille (quand j'en aurai une ^^) saura faire le bon choix en refusant de voler ce jour là. Elle n'aura qu'à parcourir coavionnage.fr pour trouver un autre vol dans une zone plus clémente (et hop, un petit coup de pub au passage ! mdr! Après tout, c'est surtout ça le sujet du post: faire découvrir mon site pour aider ceux qui pratiquent déjà le coavionnage et éventuellement en attirer d'autres).

Quoi qu'il en soit, j'espère qu'un jour on aura l'occasion d'en discuter sur un tarmac wink qui sais... le monde de l'aéronautique n'est pas si grand que ça !!
Sur ce, je retourne travailler sur le site web. Bonne soirée !!

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gerardB
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# 14 avril 2010 18:25
Salut à tous,
Je suis le forum depuis déjà pas mal de temps, c'est la première fois que j'éprouve le besoin de m'inscrire, car là, je veux intervenir...

Ce qui me fait réagir, c'est le transport aérien déguisé derrière la fausse bonne idée de faire du "coavionnage".

Le jour ou un gars se crashera ou se fera prendre en "TPP coavionnage", c'est pas seulement lui qui aura des problèmes, il n'y aura plus personne pour dire qu'il n'avait pas compris le fonctionnement de ton site.
Malheureusement nous sommes en France et pas aux US, l'aviation civile n'est pas OPEN du tout ici.

C'est toi qui iras en zonzon, et même si au final tu ne seras pas reconnu coupable, mais complice, tu auras passé une bonne année en prison avant le procès.
Tu n'as aucune garantie sur les intentions des pilotes qui s'inscrivent sur ton site.

Bonne chance quand même.
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Vector
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# 15 avril 2010 05:23
Pour faire suite aux réserves d’Eolien sur le co-avionnage, je voudrais vous conter une histoire vraie qui s’est déroulée dans les années 64-66.

La revanche du Comanche

Le Piper Comanche était un bel avion de tourisme avec un moteur de 250 CV, pas variable, trains rentrant, pilote auto et bien d’autres raffinements. Celui sur lequel j’ai volé était en copropriété entre mon patron et un médecin réputé. Deux pilotes assez expérimentés, 300 heures environ si je me souviens bien, mais ayant chacun leurs lacunes. Mon patron n’aimait pas l’aviation, ce n’était pour lui qu’un moyen d’aller plus vite et la vitesse, il connaissait et aimait. Sa voiture favorite était une grosse Alfa-Romeo gonflée en Italie par Conrero et données pour un vrai 265 chrono. Je le sais car nous avons dû vérifier les prétentions des Italiens sur une nationale bordée de platanes. Excellente tenue de route aussi, il aimait prendre le virage de l’autoroute du Sud vers le périphérique, limité à 45, si je me souviens bien, aux environs de 120, jusqu’au moment où il y a eu des radars automatiques. Le Comanche était donc pour lui un moyen d’aller en ligne droite sans crainte des gendarmes, mais c’était moins excitant que l’Alfa. Dès l’altitude de croisière, il branchait le PA, réglait l’ADF sur l’émetteur d’Allouis et écoutait ses émissions favorites.

L’autre propriétaire du Comanche était un médecin chirurgien à l’hôpital du coin où il jouissait d’une réputation enviable et passait pour un obsédé du détail. Rien ne lui échappait, pas la plus petite artère coronaire, ni la moindre valvule atrophiée. Jamais il n’oubliait ses instruments dans la poitrine du patient et on aurait pu lui confier le sort du monde qu’il se serait acquitté de la tâche avec une extrême diligence. De là à maîtriser avec brio un instrument aussi simple que l’avion, il n’y avait qu’un pas et notre docteur avait déjà accumulé pas mal d’heures de vol sur divers types le Comanche représentait une sorte de consécration dans ses aspiration en même temps qu’une évolution logique dans la complexité.

Mais il est des détails moins apparents que d’autres et au cours d’une après-midi de tours de piste, notre médecin volant connut sa première défaillance depuis bien longtemps. Occupé à s’aligner sur la piste, à sortir les volets, régler le mélange et à ajuster la puissance il ne prit pas garde à d’innocente lampes rouges, ni au klaxon qui lui vrillait les oreilles alors qu’il s’appliquait à impressionner les quelques spectateurs par sa maîtrise des paramètres d’atterrissage. Tout s’annonçait bien, à part ce bruit agaçant et il sentait déjà l’avion rouler vers son parking. Soudain, l’image idyllique est remplacée par un cauchemar : l’hélice s’arrête avec une série de chocs et le ventre du bel oiseau d’argent prend contact avec la piste dans un bruit de grincement que nul caoutchouc ne vient amortir et continue à glisser jusqu’à l’arrêt complet. Et notre Daktari reste là assis aux commandes tandis qu’une odeur d’huile chaude envahit le cockpit. Les spectateurs se précipitent, le camion des pompiers arrive et l’honneur du monde médical en prend un grand coup derrière les oreilles quand il balbutie incrédule « mais que s’est-il passé, tout allait si bien ? ». De fait, l’atterrissage avait été si parfait que seule l’hélice, les quatre boulons de fixation des ailes et le radiocompas étaient endommagés.

Tout cela serait un banal accident causé par une distraction bien compréhensible, s’il n’y avait pas une suite grandiose. Après quelques explications un peu orageuses avec son partenaire, quelques téléphones à l’assurance et moultes formulaires à remplir, l’infortuné Comanche fut démonté, mis sur un camion et transporté à Genève, chez Piper Aircraft International. Fin du premier acte.

Quelques mois plus tard, notre malade était sorti d’affaire, réparé, repeint, testé en vol et prêt à prendre le chemin du retour. Joie chez les deux propriétaires qui se ménagèrent un week-end entier pour ramener le fils prodigue au bercail. Ils louèrent un avion du club local, un Ambassadeur, et se rendirent d’un trait à l’aéroport de Genève-Cointrin par une authentique tempête de ciel bleu qui facilita grandement la navigation.

Arrivés à destination, mon patron décida de ramener son petit convalescent à la maison et de laisser son partenaire ramener l’Ambassadeur, dont le pilotage demandait moins de compétences techniques. Toutefois, le disciple d’Hippocrate, jugeant la pénitence disproportionnée, fit valoir qu’il n’était pas membre du club que l’avion avait été loué par son acolyte et qu’il n’était pas assuré pour voler. Force fut donc de lui laisser ramener le Comanche. « Je pars devant avec l’Ambassadeur, dit mon patron, va signer les papiers et, comme tu voles plus vite, tu me rattrapera le long de la route et ont atterrira ensemble. » Aussitôt dit, aussitôt fait !

Le chemin du retour était simple et sans difficultés particulières avec Lyon et le Rhône comme points de repère. Grâce à la magie de la Fée Électricité, nos deux compères communiquaient en VHF sur 123,5.
– Où es-tu par rapport à Lyon, je ne te vois pas encore, tu aurais déjà dû me rejoindre.
– J’aperçois le Rhône, mais j’ai décollé un peu en retard et l’avion ne semble pas tirer comme d’habitude, il se traîne un peu.
– Ah, c’est bizarre, il faudra demander au mécanicien de regarder ça. Bon, alors je continue et je t’attends là-bas.
– OK, cela ne devrait pas être long.

À destination, l’émotion est palpable, Bravo Mike était enfin de retour. À l’heure prévue, l’Ambassadeur arrive, fait trois tours de piste et finit par se poser. Mon patron descend et se rend au bord de la piste pour assister à l’arrivée avec les spectateurs attentifs. Un bruit de moteur et le Comanche arrive en approche directe. Quelqu’un fait remarquer « cette fois, il n’a pas perdu de temps pour sortir son train ! ». Effectivement l’avion a déjà son train dehors en longue finale. Il approche dans l’axe, se met en descente, RENTRE le train et se pose dans une superbe gerbe d’étincelles.

Cette fois les pompiers ont eu plus de mal à éteindre le feu et le pauvre avion avait plus de mal que la première. Heureusement, il n’y a jamais eu de troisième fois et si vous passez chez Piper à Genève, ils n’ont sans doute pas encore fini de rigoler !

(Dernière édition le 15 avril 2010 05:28)


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eolien
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# 15 avril 2010 12:54
Bonjour Vector,

Pauvre bougre... Quelle poisse !...

Encore un mauvais tour de l'esprit humain qui lui a fait inverser les choses en lui laissant croire qu'elles étaient dans l'ordre.

Ce genre de grosse bourde devrait hanter tous les pilotes : aucun, du plus humble au plus expérimenté n'est à l'abri de ce genre de bévue...

C'est un biais du cerveau que l'on retrouve dans d'autres métiers et dans la vie de tous les jours. Heureusement la plupart du temps sans conséquences ... sauf en chirurgie quand on ampute du mauvais bras... tongue ...

(Dernière édition le 15 avril 2010 12:55)


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Vector
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# 15 avril 2010 14:38
C'était un chirurgien et c'était son (demi-)avion. Malheureusement, c'était aussi le mien !

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Vector
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# 15 avril 2010 17:19
Bonjour Eolien,
Pour ma part, je considère que l'aviation ne tolère pas ce genre de "demi-vigilance" qui semble assez répandue chez les médecins. Dans mes jeunes années, j'ai eu un accident de voiture avec un chirurgien chef de je ne sais plus quel hôpital parisien qui est littéralement monté dans le coffre de ma voiture au tunnel de l'autoroute à St-Cloud parce qu'il n'avait "pas pensé à freiner" étant préoccupé par des considérations professionnelles. Ça a cogné tellement dur que ma FIAT 124 Sport a gonflé latéralement de vingt centimètres.
Ces gens sont dangereux et pas seulement aux commandes.
Ceci dit, faire tout le vol avec le train sorti pour le rentrer à l'arrivée semble un peu surréaliste !

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aviadu
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# 11 mai 2013 16:42
Bonjour à tous, pour les craintes concernant les capacitées des pilotes privés, n'oublions pas que les gents on passée un PPL qui leur donne des droits et des devoirs, que devrions nous dire des chauffeurs de bus et de transport en commun en tous genre, ainsi que du simple particulier qui vient d'avoir son permis de conduire, aucune restriction ou examen supplementaire n'est demandé. Arretons cette addition de tests, de conditions supplementaires etc... Cela voudrait dire que le test PPL n'a aucune valeur.
N'oublions pas que des pilotes professionels on parfois moins d'heures de vol que des PPL et les PPL ne font pas forcement que du tour de piste.
En resumé, je suis pour le coavionage qui rend service à tous le monde.
Je pense moi meme bientot le proposer pour economiser sur mes deplacements.
pour info: PPL convertion TT de 1993, 500h de vol, VFR nuit ,Qualif B , MEP, QT B58 . juste à titre d'exemple et fort modestement pour prouver qu'un PPL peut etre capable d'emmener des passagers ( famille ou autre) .La seule condition reste le serieux et la concience, une bonne constitution de dossier de vol (notam, meteo, etc...) et surtout savoir se derouter en cas de besoin, les passagers le comprendrons car ce n'est pas un service contractuel.
Si vous tomber en panne en covoiturage, les passagers mauvais coucheurs vous feront les memes ennuis qu'en avion.
Voila, je souhaite ardemment un site qui fonctionne afin de faire profiter de voyages que je ne manquerais pas de proposer d'ici quelque temps.
Cordialement à tous. et merci de m'avoir lu
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