Remise de gaz !
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 31 mai 2010 20:42 | |
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Salut Beochien, Pour plusieurs raisons, mais essentiellement parce que le GPS fournit des infos géographiques et que les avions volent avec des coordonnées barométriques. Par exemple, l'altitude transmise en mode S est l'indication du système Pitot-statique avec les aléas que cela suppose. Par contre un arbitrage de haut niveau par un système satellite pourrait régler un certain nombre d'incertitudes. Okhly, je pense qu'un TCAS interactif pas uniquement basé sur les interrogations-réponses IFF pourrait offrir plus de sécurité, mais si plusieurs avions sont en présence, le problème va se compliquer exponentiellement.. Et la géométrie 3D n'est pas si simple que ça. _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 31 mai 2010 23:11 | |
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Bonsoir, je rentre à l'instant et prend votre discussion au vol. Le peu que j'ai eu le temps de rechercher ne m'a opas apporté grand chose à rajouter à vos commentaires. Si ce n'est que : • la portée du T-Cas est celle du Transpondeur... • Que l'on a un switch qui permet de sélectionner "Above" ou "Below", ce qui élargit la zone vers le haut ou vers le bas : utile en montée ou en descente. • Qu'il y a un autre switch pour sélectionner la fonction "TA", dans le cas de panne moteur, évitant ainsi un ordre à monter que l'on ne pourrait pas suivre... • Que la manoeuvre est souple : on déconnecte le PA. Sur le PFD il apparait une zone rouge (un trapèze), orienté vers le haut ou vers le bas selon la position du conflit. Il suffit d'amener la maquette de l'avion en dehors de cette zone rouge et le tour est joué : les calculs sont fait pour garantir, de mémoire donc à vérifier, un croisement entre 300 et 500 pieds, et latéralement quelques centaines de mètres (j'avoue que je ne sais plus combien... mais suffisamment ! ... )En réalité, il arrive que les choses soient plus "embrouillées". J'ai eu à expérimenter in situ un RA que nous avons eu du mal à suivre et que nous avons mal réalisé... Malgré tout, c'est un merveilleux outil !... Bonne soirée, Eolien |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 1 juin 2010 00:55 | |
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Bonsoir, voici un schéma exprimant bien le fonctionnement du T-CAS : Voir l'image |
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okhly
Inscrit le 11/05/2008 |
# 1 juin 2010 14:25 | |
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Merci Eolien pour ce schéma dont on a tout de suite envie de faire roter la bulle de 360° .et de créer une animation delta t / vario ... si il y en a un qui crée le jeu TCAS ESCAPE je ne vais plus dormir ! Vector , pour couvrir les encombrements des TMA le TCAS permet de traiter simultanément plusieurs dizaines d' avions . Je crois vraiment que c'est un super jeu . _________________ |
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 17 septembre 2010 16:36 | |
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Tout le monde n'hésite pas à remettre les gaz quand ça souffle un peu : Concorde _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 5 novembre 2010 23:05 | |
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Bonsoir, Et ben... la lecture de ce rapport du BEA est consternante. De quelque côté que l'on se place, pilotes, compagnie, ou constructeur, c'est inquiétant... Je souligne d'emblée deux facteurs : • le charabia du mélange des 2 langues, français et anglais dans la documentation. • la dérive des procédures constructeur vers des procédures compagnie très contestables... Les pilotes ont tout faux, les responsables compagnie qui ont modifié les procédures constructeurs aussi, et le système des commandes de vol et de l'A/THR d'Airbus s'est révélé une fois de plus un handicap pour des pilotes déjà dépassés par les événements... Pour une Remise de Gaz ratée, c'est une Remise de Gaz complètement foirée. A vous lire, Eolien (Dernière édition le 6 novembre 2010 08:46) |
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 6 novembre 2010 12:31 | |
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Bonjour Eolien, Put-on imaginer un pilote qui effectue une remise des gaz "à la sauvette" pour ne pas déranger les passagers. Décidément les gens n'ont pas appris grand chose en simulateur, ou bien ils se foutent des procédures et le mélange avec les automatismes d'Airbus est explosif (si l'on peut dire !). S'ils l'ont fait cette fois là, c'est que l'état d'esprit a bien dégringolé à Air France. La faute à qui ? Je ne pensais pas que les exploitants avaient le droit de modifier des procédures, en tout cas pas en introduisant des risques nouveaux. Dans le fond, l'erreur d'Airbus est de ne pas être allé plus loin dans l'automatisation... J'ai trouvé le rapport pénible à lire, alors j'imagine votre réaction ! A quoi servent les documents de l'OACI sur la maintenance que je suis en train de traduire si les pilotes ne savent plus piloter correctement ? On est vraiment dans une civilisation du ramollissement. _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 6 novembre 2010 22:36 | |
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Bonsoir Vector, Ce qui est symptomatique de la mauvaise utilisation des Flight Recorders : Le CDB de ce vol sait que son vol sera dépouillé. Il sait que ce qu'il fait n'est pas conforme aux procédures. Il sait qu'il est invulnérable, puisque la règle interdit d'utiliser les dépouillements pour sanctionner un pilote !.... Qu'il procède à une manoeuvre "inédite", c'est déjà gros, mais qu'en plus il la loupe... Il y a dans ce rapport une allusion à un autre cas de Remise des Gaz foirée... C'était de nuit, à Abidjan. Après sa prise d'altitude après RDG, un A 340 a fait un joli piqué sans que les pilotes ne s'en aperçoivent, et n'ont dû leur salut qu'à une ressource in extremis à l'activation du GPWS. (Je crois me souvenir qu'ils sont passé sur les cases à 600 ft...) Dans les deux cas le système de commandes de vol d'Airbus ne leur a pas permis de prendre conscience de la trajectoire aberrante de leur avion... Bien amicalement, Eolien |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 8 février 2011 10:17 | |
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Bonjour, Sur Info-pilote de ce mois-ci, un excellent article sur une remise de gaz qui se termine mal. L'auteur décrit bien l'enchainement de circonstances qui vont conduire à l'accident. Tout allait bien et tout se termine ... mal ! La Remise de Gaz, un exercice apparemment simple, mais très difficile à réaliser au mauvais moment. Pour ma part, je l'enseigne à 3 niveaux : • Approche manquée : c'est le cas le plus simple. En finale, à la hauteur de décision, le pilote doit remettre les gaz : avion mal positionné, vitesse excessive, ni sur le plan ni sur l'axe, turbulences, piste occupée, etc, etc... Procédure tous avions ;: Assiette + puissance + puis configuration : volets, train, etc... l'avion remonte... • Atterrissage manqué : beaucoup plus difficile. L'arrondi a été effectué, le pilote est tendu vers son projet d'action, se poser. Toutes ses facultés sont engagées, il a très peu de disponibilité : Hyper-concentration + stress = focalisation sur l'objectif à atteindre : mettre les roues au contact de la piste, et le mieux possible ... Mais les choses se passent mal, l'avion sort de la trajectoire souhaitée : le pilote essaie à tout prix de récupérer la situation, son esprit verrouillé dans son projet d'action : se poser. Si l'avion vient à se trouver dans une position dangereuse et que le pilote, obnubilé par sa tentative d'atterrissage ne le détecte pas, il va vers l'accident. S'il décide de la remise de gaz suffisamment tôt, la récupération est techniquement à sa portée. Mais plus il attend, plus il prend tardivement sa décision, plus les choses se compliquent : l'avion a perdu de sa vitesse, il est aux limites du domaine de vol, le s systèmes d'alarmes décrochages sont déjà actifs. En remettant plein gaz les effets moteurs vont perturber fortement le pilotage qui va demander beaucoup plus de précision et d'adresse... (C'est apparemment ce cas qui ressort de l'article d'Info-pilote) • Atterrissage interrompu C'est le cas de l'atterrissage long, trop long. Lors du toucher des roues, il ne reste que peu de distance pour s'arrêter. L'erreur du pilote va être de sauter sur les freins et de freiner comme un malade... pour finir au mieux dans l'herbe, au pire dans un fossé... Alors que si le pilote effectue une remise de gaz, il va pouvoir redécoller dans la foulée. La distance pour s'arrêter est nettement supérieure à la distance pour redécoller. L'histoire de l'aviation, des aéro-clubs à l'aviation de transport continuera longtemps, malheureusement, à être balisé d'accidents dus à des Remise de Gaz oubliées ou mal effectuées... Bonne journée, Eolien (Dernière édition le 8 février 2011 10:45) |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 8 février 2011 12:34 | |
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Suite du post ci-dssus : Cas type où une Remise de Gaz pour un Atterrissage Interrompu aurait sauvé la situation... Trop long ... (Dernière édition le 8 février 2011 12:35) |
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Beochien
Inscrit le 13/02/2007 |
# 8 février 2011 13:06 | |
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Ça ressemble à Saint Martin ?? (Pardon, je voulais dire St Barth ... ) ça fait 20 ans .. déjà ! Pfff ! Faut plonger derrière la dernière colline ! et la piste est très courte, et en pente ! Pas moyen de rallonger, sauf dans la mer ! Bon pour les Twin Otter, et ça reste encore impressionnant ! j'y ai eu droit une foi ! Plus tranquille en bateau ! (Dernière édition le 9 février 2011 20:48) _________________ JPRS |
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pesawat
Inscrit le 06/01/2007 |
# 8 février 2011 21:25 | |
| La solution c'est de rallonger toutes les pistes,elles sont trop courtes comme cela les pilotes seraient moins stressés a l'atterrissage et cela passerai a l'aise! | ||
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nago
Inscrit le 07/01/2007 |
# 8 février 2011 21:48 | |
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Il y en a qui remettent quand même la sauce: http://www.youtube.com/watch?v=1gkQY4iX ... re=related |
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nembourg
Inscrit le 22/12/2008 |
# 8 février 2011 22:37 | |
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En voila une de remise de gaz que j'aurais bine voulu voir en vrai ! http://www.youtube.com/watch?v=mzytrW2QyCM _________________ Each take off is optional but every landing is mandatory |
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Discus
Inscrit le 22/12/2010 |
# 9 février 2011 14:00 | |
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Pour la petite histoire, consigne avait été donné à l'équipage de ne pas faire de remise de gaz pour ce dernier vol. Coïncidence heureuse d'après l'équipage il manquait une des trois verte (ou quelque chose dans le genre) ce qui les a donc poussés à faire une remise de gaz. Quoi qu'il en soit merci pour le spectacle procuré, j'y étais et bien des passionnés y ont laissés de grosses larmes. _________________ if flying were the language of man soaring would be its poetry |
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