Accidents et Incidents aériens (2)
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nago
Inscrit le 07/01/2007 |
# 22 avril 2011 17:56 | |
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...et pourtant: http://www.aerobuzz.fr/IMG/pdf/Rapport_BEA.pdf |
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nago
Inscrit le 07/01/2007 |
# 22 avril 2011 17:57 | |
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...et pourtant: http://www.aerobuzz.fr/IMG/pdf/Rapport_BEA.pdf Page 25 (Dernière édition le 22 avril 2011 17:57) |
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lemichou91
Inscrit le 27/06/2007 |
# 22 avril 2011 18:54 | |
| Et dire qu'un modeste GPS aurait peut être permis d'éviter ce drame ! | ||
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 22 avril 2011 20:28 | |
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Bonsoir Nago ! Un autre aspect des choses : je constate que j'ai vu plus d'accidents avec des pilotes voltigeurs qu'avec des pilotes lambda. Et ce n'était pas des accidents en voltige, mais soit en meeting, soit par imprudence lors de vol de tourisme ... Il y a une surconfiance chez les voltigeurs liée à leur activité : ne sont-ils pas capables de mettre un avion dans des positions pas possibles et de les en sortir... Mais c'est en balade que les attend l'entrée dans l'entonoir, ... et là, la voltige ne sert plus à grand chose... Je rejoins la remarque de Lemichou sur le GPS. Et l'iPhone en a un que je trouve excellent.(Air Nav Pro) Au final il ne s'agit pas de critiquer ce malheureux Renaud Ecalle, mais bien de profiter de ce drame comme référence, vu justement la qualité incontestable et exceptionnelle du pilote.. Lorsque les facteurs internes (mauvaise navigation, pression du temps, équipement instrument insuffisant) se conjuguent avec les facteurs externes (Vent fort, relief, mauvaise météo, assistance contrôle ambigüe) c'est destination désastre. Mais il y a forcément un moment où ils pouvaient encore sortir de l'entonnoir, peut-être après Millau. Ensuite, c'est la sortie du mauvais côté de l'entonnoir... Et c'est là-dessus que doit porter l'effort de prévention, sur cette décision à prendre, de déroutement, voire d'aller se vomir dans un champ. Comme la Remise de gaz, c'est une des plus difficile décision à prendre. Car si en approche le pilote est concentré sur son atterrissage, en navigation, il est fixé sur son objectif, la destination. Il est très difficile de couper le lien. Qui ne s'est pas fait prendre mais s'en est sorti parce que ce jour là, tous les facteurs n'étaient pas ensemble, au même endroit, au même moment, au rendez-vous ... ![]() Au passage un exemple : Prenons un parcours 150 Nm. Vitesse avion : 100 kt. Facteur de base = 60/Vp = 0.6 Temps de vol sans vent : 1 h 30 Vent de face 50 kt : Vs = 50 kt Fb = 60/50 = 6/5 Temps de vol : 150 x 6/5 = 3 h 00 Cela donne une idée de l'influence du vent, et de la pression du temps si la nuit est proche... Bonne soirée, Eolien (Dernière édition le 22 avril 2011 20:34) |
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 22 avril 2011 22:24 | |
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Bonjour à tous, Difficile de comprendre comment un tel pilote de voltige peut négliger l'effet du vent. A partir du moment où il en était réduit à voler à l'estime, il ne pouvait pas considérer sa vitesse sol comme ce qu'il lisait (encore) sur son badin. Et pour Nago, j'ai fait la même erreur de me laisser rattraper par un front dans un endroit encaissé (au pied de la Dôle) et de tenter une percée bille aiguille et compas, sur un Ambassadeur DR1050. C'était de jour et j'ai eu de la chance. Je n'en suis pas particulièrement fier. _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 22 avril 2011 22:46 | |
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Ni honte ni fierté mon cher Vector ... Mais le réalisme et l'humilité d'avoir réalisé l"erreur commise et assez de lucidité pour en tirer la leçon. Le pilotage est une suite d'erreurs corrigées. Des petites, et des grosses. La survie tient à deux éléments : • A - Qu'il n'y ait pas trop de cumul de facteurs contraires (le cas de Renaud Ecalle) • B - La chance. A : on en est maître, même si certains pièges sont pervers... B : la chance ou son contraire la poisse. Et la fatalité : on y peut rien et on la subit... Un exemple : deux avions d'aéro-club ont décollé de nuit pour aller au ski dans les Alpes. Les deux ont commis la même erreur : décollant à quelques minutes d'intervalle, ils n'ont pas maîtrisé leur trajectoire au décollage... Le premier s'est incliné, est parti en virage, et s'est crashé ... ![]() Ignorant le funeste destin de leurs camarades, le deuxième avion a décollé, s'est incliné, est parti en virage et s'est crashé ... : La poisse !... ![]() Voilà deux avions qui s'écrasent au décollage sur faute de pilotage et ... aucune victime : une chance inouïe : ![]() C'est la vie ... (Dernière édition le 22 avril 2011 22:52) |
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 22 avril 2011 23:44 | |
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Oui Eolien, j'en suis bien conscient. Mais pourquoi les deux avions n'ont-ils pas pu tenir leur assiette ? Ils ne savaient pas lire leurs instruments ? Désorientation spatiale ? _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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nago
Inscrit le 07/01/2007 |
# 23 avril 2011 00:10 | |
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Avoir négligé le fait qu'un vent contraire allongerait le temps de vol de près d'une heure, temps durant lequel la situation météo se dégraderait et que la nuit météo à Montpellier se "raccourcissait" ne tient pas dans le volume d'un entonnoir de malchanche. Il y a eu faute. Faute que même l'expérience ne pardonne pas. Surtout avec 100hp (75kw) seulement. Trop de confiance nuit. L'appui sur la manette d'un F1 permet de s'en sortir, malheureusement sur un "coucou"... Un 3 octobre, en fin de journée, dans la crasse, il fait froid. Un début de givrage aurait pu accentuer une descente douce. Sans éclairage de la planche de bord pour lire la vario... et l'alti... (Dernière édition le 23 avril 2011 00:11) |
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 23 avril 2011 04:37 | |
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Oui, il m'est arrivé de givrer sur DR1050 et le réchauffage est sensé être automatique. Je me suis posé dans une prairie en terminant par un cheval de bois. Au bout d'un quart d'heure, l'eau a commencé à couler et le moteur a recommencé à tourner rond. Je n'y avais pas pensé, mais Renaud Ecalle en aurait sans doute parlé au contrôleur. C'est bien possible, surtout en descente dans les nuages. _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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LightWeight
Inscrit le 28/12/2006 |
# 23 avril 2011 08:02 | |
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Bonjour, Oui, l' excès de confiance est accidentogène, un peu comme la routine, et facilite l' entrée dans l' entonnoir. Sans compter que le domaine de vol d' une certaine machine, l' hélicoptère en l' occurence, peut encore agrandir l' entrée du dit entonnoir en vol à vue par mauvaise visibilité: La possibilité de s' arrêter rapidement en vol à partir d' une faible vitesse tout près du sol, peut inciter à avancer dans le brouillard pour franchir un col par exemple, au delà duquel la visibilité devrait s' améliorer, mais l' on a pas vu ou oublié la petite ligne électrique...... |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 23 avril 2011 09:14 | |
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Bonjour Vector, bonjour à tous, C'est un des points clés du décollage de nuit, une des difficulté pour l'apprentissage lors de la qualification (pardon ... habilitation a dit Bruxelles ) VFR de Nuit :Abandonner les références extérieures pour ne se concentrer que sur les références instrumentales, au coeur desquelles l'horizon artificiel est toujours difficile pour les pilotes habitués à piloter de jour. Car si de jour, l'environnement immédiat donne une perception valable de l'horizontalité, de nuit, dès la rotation au décollage, tout ce qui est autour de l'avion, ombres et lumières, vont donner des références erronées et entraîner le pilote sur des trajectoires dangereuses. C'est ce qui a du arriver aux deux avions en question, car si le pilote suit ses instruments pendant la montée initiale, le risque d'une désorientation spatiale est éliminé. Ce qui est extraordinaire, c'est qu'ils se sont crashés à 10 minutes d'intervalle, dans la même zone, et qu'il n'y a pas eu de victime !... Bon week-end et joyeuses Pâques à tous ! Eolien |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 23 avril 2011 09:44 | |
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Mais même avec compétence et instrumentation, si l'on entre dans l'entonnoir ... Voir l'image ... While the basic evidence - a low pressure system causing low ceilings and marginal visual flight rules (VFR) conditions along the 52mi route - point to an all too familiar controlled-flight-into terrain (CFIT) after continued VFR into instrument flight rules (IFR) conditions scenario, the pilot's experience combined with the capabilities of the onboard TAWS avionics is raising broader questions about operational procedures and mental fitness. ... C.F.I.T. ... |
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 23 avril 2011 15:58 | |
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Oui, Eolien, Il est vrai que la principale difficulté du vol aux instruments est l'apparente contradiction entre les sensations "aux fesses" et les indications des instruments. Cela concerne les débutants, mais aussi les pilotes confirmés, mais aussi les pilotes confirmés (pensez au 747 de China Airlines). Votre exemple prouve que les mêmes circonstances induisent les mêmes réactions chez deux pilotes ayant sans doute la même formation et la même expérience. C'est un problème de formation. Quand au fait qu'il n'y ait pas eu de victimes, c'est plutôt dû à la chance et à la nature du terrain. Dans le cas de Renaud Ecalle, le problème est celui de l'image mentale que vous aviez décrit pour votre "décollage court" de Toulouse. Il n'avait probablement aucun doute sur le fait qu'il était sorti de la zone de relief dangereux et ne pensait qu'à raccourcir sa trajectoire pour être au sol avant l'heure fatidique (j'imagine que cela doit faire l'objet d'un rapport ?). Je conclurais en disant qu'il faut avoir confiance dans ses capacités, mais pas trop... (Dernière édition le 23 avril 2011 17:32) _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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lequebecois
Inscrit le 11/02/2007 |
# 23 avril 2011 20:41 | |
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Bonjour, Concernant l'écrasement du G650 lors d'essais en vol, on apprend que l'appareil était équipé d'une liaison télémétrique sans préciser quel type de données a pu être récupéré. Ça aidera surement pour l'enquête. http://www.ainonline.com/news/single-ne ... hed-29342/ _________________ Le bonheur est une pause entre deux emmerdes ! Adepte de la discutaille du coin du comptoir du café de la gare |
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lequebecois
Inscrit le 11/02/2007 |
# 25 avril 2011 12:40 | |
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Bonjour, Ce CRJ200 de Shangai Airlines a fait un atterrissage un peu dur, voyez le résultat : Voir l'image http://www.flightglobal.com/blogs/aircr ... r-cra.html _________________ Le bonheur est une pause entre deux emmerdes ! Adepte de la discutaille du coin du comptoir du café de la gare |
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