01/06/2009 - Accident AF447 - Airbus A330-200 - Air France
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kaysersoeze
Inscrit le 24/08/2007 |
# 4 octobre 2009 18:11 | |
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C'est le traditionel "Air france bashing".. Apres avoir essayé de nombreuses compagnies "comparables", voici un resumé vécu: - Swiss(air): bof, repas pas terribles et personnel de bord pas tres pro' (le ramage ne vaut pas le plumage..) - Continental: avions et amenagement un peu vieillots, systeme de distraction a bord toujours en panne - Delta: correct sans plus - Air-france: franchement tres correct, contrairement a ce que j'entends, le personnel naviguant d'AF est vraiment supérieur à la moyenne, toujours très pro', surtout en considerant qu'il faut supporter parfois 400 passagers français qui sont pas les plus simples ni les plus polis ! Eh puis, c'est bizarre, j'ai l'impression que tout le monde sait ce qui s'est passé: les avocats anglais ont leur théorie, les (anciens) pilotes d'AF aussi: cela est etonnant, on a quasiment rien de tangible (des pannes de pitot, c'est vieux comme aéronautique ! un tube qui mesure la pression dynamique se prend aussi toute la "merde".. c'est inevitable - ou quasiment), et des personnes qui n'ont accès qu'a des brides d'information se croit plus intelligentes que le BEA qui lui dispose de toute l'information. Je dis, soyons patient et prudent, la conclusion de l'enquête sera peut etre surprenante ! |
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pesawat
Inscrit le 06/01/2007 |
# 4 octobre 2009 22:22 | |
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Bonsoir, C'est clair que moi personnellement rien a redire avec Air France quand je voyage seul pour le travail donc je reste confiant pour l'état de santé d'Air France. Tout ce que je demande c'est la vérité sur cet accident AF447 car les passagers ont évolués et ne veulent pas etre pris pour des jambons,reconnaitre,prendre ses responsabilités et dire le vrai problème qu'à connu ce vol. |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 4 octobre 2009 22:36 | |
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Bonsoir Kaysersoeze, et bonsoir à tous, Vous concluez : Je dis, soyons patient et prudent, la conclusion de l'enquête sera peut etre surprenante Sans vouloir vous offenser, j'ai envie de dire : "Et alors !..." Pourquoi ? Parce que les 24 messages très spécifiques témoignent d'une panne des 3 sondes Pitot, dont tout le monde sait maintenant que cette panne crée une situation très difficile de jour en en conditions météo passable, que ces pannes, au nombre de 47, n'ont entraîné aucune prise de conscience des risques encourus par ceux-là même qui en avaient la responsabilité, et qui du haut de leur perchoir n'ont pas attendu bien longtemps pour se défausser sur les lampistes : les pilotes ! Voyons ! Que disent les acteurs impliqués : On ne sait pas, on ne sait rien, mais les pilotes vont devoir retourner à l'école parce que s'ils avaient su bien faire, on n'en serait pas là. Et en plus on va leur coller un audit sur le dos pour bien montrer la confiance qu'on leur accorde !... Bien. Question : Pourquoi quelqu'un de personnellement concerné par ce drame, au vu des déclarations des organismes impliqués, avec très très peu de chance de voir récupérés les enregistreurs, dont rien ne prouve d'ailleurs qu'ils pourront dénouer totalement cette affaire, devrait-il attendre la Saint GlinGlin pour attendre un jugement à la Saint-Odile... |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 4 octobre 2009 22:44 | |
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Je rajoute : Il a fallut cette catastrophe pour voir bouger les choses : ne l'oublions pas, c'est un syndicat de pilote, ALTER, qui a lancé une consigne de boycot qui a obligé la direction d'AF à changer les sondes, AA en AB, puis en Goodrich. Quelle que soient les raisons de cet accident, cette affaire des Pitots est un scandale d'incompétence ou de jem'enfoutisme !.. ou de cynisme comptable !!... Quel président d'aéro-club, je dis bien d'aéro-club, se permettrait de traiter avec autant d'insouciance une panne 47 fois rapportée et touchant un élément aussi sensible à la sécurité des vols ? |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 4 octobre 2009 22:51 | |
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Sur la lancée ... j'en profite pour placer ce fait nouveau, paru sur le JDD : Le JDD Quelles sont les causes du crash? Un tel événement ne se résume pas à une cause unique. Mais il est une vérité incontestable que nous devons marteler sans relâche : sans la panne des sondes Pitot, il n’y aurait pas eu d’accident. Ces tubes qui mesurent la vitesse sont conçues sur la base de standards de certification obsolètes qui ne prennent pas en compte le givrage à haute altitude. Très logiquement, des incidents précurseurs d’accident sont survenus régulièrement dès le début des années 1990 avec un pic en 2008, notamment chez Air France. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) estime pourtant que les sondes ne sont pas la cause du crash… Le BEA cherche à minimiser le rôle joué par les Pitot parce qu’il n’a pas diligenté les enquêtes que les lois et règlements lui imposaient de faire depuis au moins le signal d’alarme tiré par son homologue allemand en 1999, et en tout état de cause depuis les incidents de 2008. Ces derniers sont en tout point identiques aux dysfonctionnements enregistrés par l’AF 447, avec les mêmes séquences de pannes et les mêmes alarmes. Il s’agit bien d’incidents graves entraînant des pannes multiples qui gênent fortement la conduite de l’avion. Cette panne est d’ailleurs qualifiée de dangereuse par l’AESA (l’Agence européenne pour la sécurité aérienne) et pouvant être la cause de crashs selon Thales, le fabricant des sondes. |
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 4 octobre 2009 23:10 | |
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Sans commentaires de ma part (pour une fois), un commentaire d'une famille de victimes AF447 : _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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LightWeight
Inscrit le 28/12/2006 |
# 5 octobre 2009 07:54 | |
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J' aime bien jugement à la Sainte-Odile...., c' est bien mieux que jugement à la con. Eolien, j' ai mis 3 lignes hier soir dans "tout et rien"... |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 5 octobre 2009 08:09 | |
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Bonjour à tous, Pour ceux qui veulent découvrir le "Rapport"" en question... et qui ont du temps !... AF 447 : gestion des incidents graves précurseurs. |
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kaysersoeze
Inscrit le 24/08/2007 |
# 5 octobre 2009 10:03 | |
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Le rapport du syndicat d'AF est interessant, mais il ne donne neanmoins pas de scenario de l'accident. La panne de pitot n'explique pas l'accident seul ! - où est le scenario expliquant l'absence de SOS, donc l'extreme rapidité des evenements ? - je veux bien que l'avion traversait une zone d'orages (normal: c'est la ZIC), voire traversait un orage (sinon, où est le givrage ?) mais en ce cas, pourquoi le personnel naviguant n'etait pas attaché à ses sieges (c'est un fait etabli) ? c'etait un orage sans turbulence violente ? un orage moux ? - le scenario sous-entendu est donc: panne des pitots suivi d'un decrochage puis d'une destruction de l'appareil; le tout quelque secondes ? je pose la question car ce scenario n'apparait pas ! Ce rapport du personnel d'AF presente des faits mais je suis desolé, il ne propose aucun scenario de l'accident: ce n'est pas en mettant à la fin de chaque presentation un photo de la derive du vol AF447 qu'on a expliqué l'accident ! J'ai une question subsidiaire: quid des autres avions long-courrier en service dans le monde (B747, B777, MD11, B767 etc..) ? je suppose qu'ils rencontrent de temps en temps un probleme de pitot (eux aussi traversent la ZIC) sait on combien d'incidents ont ete rencontrés par ces avions autres que 330/340 ? qu'a-t-on fait ? pire ? mieux que Airbus ? |
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LightWeight
Inscrit le 28/12/2006 |
# 5 octobre 2009 10:23 | |
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Quand on a lu tout cela, on est sidéré par l' inconséquence de quelques personnes.. J' ai relevé un détail que j' avais évoqué, à savoir que l' on peut ne pas se rendre compte du buffeting en atmosphère turbulente. (Dernière édition le 5 octobre 2009 10:28) |
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Aybedidon
Inscrit le 24/08/2009 |
# 5 octobre 2009 12:36 | |
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Bonjour à tous, Pourriez-vous m'aider à comprendre ? A la lecture du JDD du 4/10, il est représenté la carte Meteosat sur Atlantique Sud à 00:00 UTC ; il est aussi indiqué la route du vol AF 447 . Or la dernière position connue à 02:10 , situe l'aéronef bien au-delà de la zone de turbulences violentes que l'on voit bien sur le document ... On peut alors naïvement (?) en conclure que l'avion était alors, juste avant sa disparition, " hors de danger ",météorologiquement parlant ... A moins que l'infographiste de service se soit emmèlé les pinceaux, avec heures locale, française et UTC ... Sinon, on peut supposer que les pilotes aient passé les cunimbs sans encombre, relançant ainsi toutes les hypothèses imaginables ... Merci et bonne navigation Aybedidon _________________ Bonne Navigation |
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Vector
Inscrit le 26/06/2007 |
# 5 octobre 2009 12:49 | |
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Bonjour à tous, Un blog intéressant sur le sujet: Dossiers noirs _________________ " Des trolls, n'en jetez plus, la cour est déjà pleine !" Vector |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 5 octobre 2009 14:51 | |
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Une voiture aux pneux lisses dérape sur une chaussée mouillée, elle tue un piéton, fait 3 tonneaux, un passager est éjecté et s'écrase contre un mur, la bagnole finit sa course par un tête à queue dans un peloton de cycliste qu'elle décime. Quels que soient les tonneaux et les tête à queue est-ce que la cause racine de cet accident n'est pas les pneus lisses ? Dans une situation désespérée, les pilotes doivent s'activer aux commandes. Lancer un message radio, sans aucune certitude d'être entendu à cet endroit à cette heure là ne leur apporterait rien qui puisse les aider à faire face à la situation. Lorsque les consignes sont allumées, les passagers doivent s'asseoir et s'attacher, mais le PNC peut continuer à travailler tant que le commandant de bord n'en donne pas l'ordre, en cas de turbulences sévères. On peut très bien passer entre deux cunimbs et ne pas subir de turbulences importantes. On peut même passer à proximité et au-dessus d'une tête de Cunimb sans rencontrer une ride... - le scenario sous-entendu est donc: panne des pitots suivi ...... après on ne sait pas. Si des cas de pannes autres que celle des Pitot avaient été identifiés ailleurs, on pourrait avoir un doute. Aucun des protagonistes impliquées, et au premier chef Airbus, n'ont évoqué qu'une autre panne aurait pu émettre ces 24 messages de pannes très spécifiques... C'est exact. On peut supposer que leur but n'est pas de concevoir un hypothétique scénario, mais en s'appuyant sur le seul fait incontestable, la pannes de 3 Pitot(s), démontrer la calamiteuse analyse du risque en amont, et rechercher parmi les différents acteurs de ce drame les responsables véritables, fussent-ils très haut placés et très bien protégés. Voilà une remarque très intéressante. En effet, comme vous j'aimerais bien avoir des chiffres. A ma connaissance les pannes Pitot sont rarissimes et il semble être un problème exclusif aux Airbus. On a toujours envisagé la panne d'un, d'un seul badin.... au décollage. On fait un check comparatif à 100 kt et si panne c'est l'arrêt-décollage. Ce cas de panne à haute altitude 47 fois identifié est extravagant. Que l' "on" ait rien fait est aberrant. (Dernière édition le 5 octobre 2009 14:54) |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 5 octobre 2009 15:03 | |
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Tous les pilotes ont un jour ou l'autre expérimenté du buffeting. Un cas type est de voler au-dessus du niveau optimal, (météo, trafic, etc...) de devoir réduire la vitesse (turbulences, trafic,...) et dans un virage de ressentir les vibrations caractéristiques du buffeting. Comme le dit Lightweight, des turbulences modérées à sévères peuvent en masquer les signaux. Mais, on est dans un cas de figure très particulier puisqu'en l'absence d'éléments explicatifs, on en est réduit aux conjectures, conjectures qui nous ont fait envisager deux hypothèses : • un décrochage en perte de vitesse : décrochage bas • un décrochage par incursion en transsonique : décrochage haut. Dans les 2 cas, il a du y avoir du buffeting, ce qui a dû encourager le ou les pilotes aux commandes à poursuivre, voire intensifier leur manoeuvre... |
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eolien
Inscrit le 30/01/2008 |
# 5 octobre 2009 15:09 | |
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Pour Aybedidon, Mis à part les deux ou trois pilotes qui sont venus sur les plateaux de télé évoquer le "gros orage", tout le monde sait à présent, par l'expérience des autres cas rapportés, que ces pannes de Pitot peuvent survenir à côté de nuages convectifs, la condition apparemment commune étant que l'avion vole dans une masse nuageuse dense. Il n'est nul besoin d'être au coeur du "gros orage" pour que la panne survienne. Cette théorie du pilote ignorant et maladroit, incapable de déchiffrer les images radar, qui fonce bêtement au coeur du "gros orage" a fait long feu. (Dernière édition le 5 octobre 2009 17:08) |
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