Actualité aéronautique

ULM : ce que change l’arrêté du 17 février 2025

Article publié le 24 février 2025 par David Dagouret

Un nouvel arrêté redéfinit les règles des ULM en France : ce que prévoit le texte du 17 février 2025 pour l’aviation ultralégère

L’univers des ultralégers motorisés (ULM) en France vient de franchir une étape importante avec l’arrêté du 17 février 2025, publié au Journal officiel le 22 février. Ce document de 34 pages, dont 30 d’annexes bien remplies, apporte des règles revues et corrigées pour les pilotes, les exploitants et les constructeurs. Les changements arriveront par étapes, dès le 1er juillet 2025 pour certains points, et jusqu’au 1er avril 2026 pour d’autres. L’idée ? Mettre un peu d’ordre et de modernité dans un secteur qui ne cesse de grandir, tout en gardant un œil attentif sur la sécurité.

Qui est concerné ?

Ce texte touche tous les ULM enregistrés en France, y compris les nouveaux venus, les ULM spéciaux (ULM-S) avec leurs moteurs à turbine, et même les appareils étrangers qui répondent à nos critères et volent chez nous. C’est une manière d’ouvrir la porte à une pratique qui séduit de plus en plus de monde, des passionnés du dimanche aux pros du manche.

La sécurité avant tout

Le gros morceau de cet arrêté, c’est la sécurité. Les annexes rentrent dans le détail avec des consignes précises pour les vols payants locaux, les baptêmes ou encore des missions comme la photo aérienne. Les pilotes vont devoir montrer qu’ils maîtrisent leur machine sur le bout des doigts et préparer leurs sorties avec sérieux. L’objectif est clair : limiter les risques dans un milieu où la liberté a toujours été un moteur, mais où les accidents rappellent parfois 

qu’elle a ses limites.

Pour les activités commerciales – pensez aux tours en ULM ou aux sensations fortes vendues aux curieux –, les règles se durcissent. Plus de rigueur sur les qualifications des pilotes et l’état des appareils : ça peut compliquer la vie de certains, mais c’est aussi une promesse de vols plus sûrs.

Un texte qui suit son temps

L’arrêté ne fait pas que serrer la vis, il s’adapte aussi à ce qui bouge dans le monde des ULM. Les ULM-S, ces engins boostés par des turbines, entrent dans le cadre, signe que la technologie pousse les murs de l’ultraléger. Il y a aussi des règles spécifiques pour les journées portes ouvertes : fini les débordements vers le grand spectacle, mais on garde l’esprit de partage qui fait vibrer les clubs. C’est un équilibre entre tradition et évolution.

Et maintenant ?

Pour l’instant, les réactions officielles se font attendre. Mais on peut imaginer que les pilotes, les assos et les fabricants vont scruter tout ça de près. Certains y verront un cadre plus clair et sécurisant, surtout pour les nouveaux venus. D’autres risquent de froncer les sourcils face à des contraintes qui demandent du temps et des sous.

Ce qui est sûr, c’est que cet arrêté dessine une nouvelle page pour les ULM en France. Il essaie de jongler entre innovation, plaisir de voler et prudence. Reste à voir comment la communauté, avec ses milliers d’aficionados, va vivre cette transition d’ici l’été prochain. Une chose est certaine : ça va discuter ferme entre les pilotes et la DGAC pour que tout se passe en douceur.

Pour lire l'arrêté complet : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051234453

vl3

Les plus belles photos d'avions
Boeing 737-8K2 (PH-BXE) Embraer 190 E2 STD (ERJ-190-300STD) (HB-AZB) Dornier Do-328-310 Jet (N259DS) Boeing 777-F (B-18772) Boeing 747-47UF/SCD (N476MC) Airbus A330-941N (N431DX)